- Le scrutin du 27 septembre 2026 a confirmé la domination de la droite et du centre dans les départements de l’Allier et du Cantal.
- Les quatre sénateurs sortants, Claude Malhuret, Bruno Rojouan, Bernard Delcros et Stéphane Sautarel, ont tous été réélus dès le premier tour.
- Ce renouvellement partiel, concernant 178 sièges sur les 348 du Sénat, confirme la stabilité de la majorité sénatoriale sortante dans ces territoires.
Une reconduction sans surprise en Auvergne

Le scrutin sénatorial du dimanche 27 septembre 2026 s’est soldé par une stabilité notable dans le Cantal et l’Allier. Fidèles à la tradition d’un renouvellement souvent favorable aux sortants, les grands électeurs des deux départements ont plébiscité les élus en place dès le premier tour de scrutin. Cette séquence électorale confirme l’ancrage territorial solide des forces de droite et du centre. Alors que 178 sièges étaient en jeu au niveau national au Palais du Luxembourg, la tendance observée en Auvergne s’inscrit dans une logique de continuité, ne laissant aucune place à un basculement politique malgré la présence de plusieurs candidatures concurrentes.
Résultats consolidés dans l’Allier
Dans l’Allier, où le collège électoral est composé de 970 grands électeurs, les deux sénateurs sortants ont largement conservé leur mandat. Claude Malhuret, étiqueté Horizons, a recueilli 66,95 % des suffrages, tandis que Bruno Rojouan, classé Divers droite et rattaché aux Républicains, a obtenu 67,68 %. Face à eux, les candidats de gauche et des extrêmes n’ont pas réussi à infléchir cette dynamique : Joël Lefebre (PCF) termine avec 18,53 % des voix, suivi de près par Loïc Geneste (PS) avec 20,00 %. La force du binôme sortant illustre une stratégie d’alliance efficace au sein du paysage politique bourbonnais. Les candidatures de Pierre de Nicolay (UDR), Hussein Bonaud (LFI) et Franck Picard (Reconquête) ont récolté des scores plus modestes, confirmant la polarisation du scrutin autour des élus sortants.
Une large victoire pour les sortants dans le Cantal
Le département du Cantal a, pour sa part, renouvelé sa confiance à ses représentants avec une ampleur très marquée. Bernard Delcros (Divers centre) a été réélu avec un score de 94,87 %, tandis que Stéphane Sautarel (Divers droite / LR) a obtenu 84,60 % des suffrages exprimés par le collège de 534 grands électeurs. Cette adhésion massive souligne une gestion locale jugée consensuelle par les élus municipaux et intercommunaux du territoire. Les autres prétendants, Léa Andral (LFI), Monique Delort (PS) et Alexandre Heuzey (RN), n’ont pu que constater l’hégémonie des candidats centristes et conservateurs, confirmant ainsi la configuration politique singulière de ce département rural.
À lire aussi Sénatoriales 2026 : un scrutin à fort enjeu stratégique pour le Rassemblement national
Le poids des grands électeurs dans le système sénatorial
Contrairement aux élections législatives, le scrutin sénatorial ne repose pas sur le suffrage universel direct mais sur un collège de grands électeurs, composé essentiellement d’élus locaux. Ce mécanisme, qui privilégie souvent le travail de terrain et la notoriété acquise à travers les mandats locaux, explique la stabilité récurrente au Sénat. La représentativité des territoires demeure au cœur de ce système électoral indirect. Dans le Cantal comme dans l’Allier, la réélection des sortants souligne l’influence prépondérante des élus municipaux dans la désignation des membres de la chambre haute, actant une forme de reconnaissance de leur action parlementaire passée.
Perspectives nationales et enjeux locaux
Si ce scrutin ne bouleverse pas l’équilibre global du Palais du Luxembourg, il offre un indicateur sur les forces en présence en amont des échéances nationales de 2027. La droite et le centre confirment leur capacité à transformer leur implantation locale en une victoire sénatoriale indiscutable. Les résultats de ce dimanche marquent une étape significative pour la composition du Sénat, dont le renouvellement est un baromètre majeur de la vie publique française. Les élus fraîchement réélus entament ainsi un nouveau mandat de plusieurs années, avec pour mission de porter les intérêts spécifiques de leurs départements respectifs au sein de l’hémicycle.