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vendredi 23 octobre 2026
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États-Unis : tollé après des déclarations de Donald Trump sur la Californie et l’Iran

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États-Unis : tollé après des déclarations de Donald Trump sur la Californie et l'Iran
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L’essentiel
  • Lors d’un rassemblement électoral dans le Nebraska, Donald Trump a suggéré que l’Iran pourrait « raser » Los Angeles et San Diego pour contrebalancer le coût de la hausse du carburant.
  • Le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a qualifié le président de « malade et dangereux », dénonçant des propos incitant à cibler plus de 10 millions d’Américains.
  • Les maires des deux villes concernées, dont le pôle militaire majeur de San Diego, ont condamné une rhétorique jugée irresponsable compromettant la sécurité nationale.
  • La Maison-Blanche a pris la défense du président, plaidant une mauvaise interprétation et affirmant qu’il évoquait seulement la nature de la menace iranienne.

Un discours polémique lors d’un rassemblement au Nebraska

États-Unis : tollé après des déclarations de Donald Trump sur la Californie et l'Iran

En plein déplacement de campagne dans l’État du Nebraska, le président américain Donald Trump a prononcé un discours qui suscite désormais une intense controverse à l’échelle nationale. S’adressant à ses partisans lors d’un rassemblement politique, le chef de l’État a longuement abordé la question de l’augmentation des prix de l’essence, une conséquence directe des tensions militaires et de la campagne de pression menée contre la République islamique d’Iran. Selon le dirigeant républicain, cette inflation énergétique aux stations-services constitue « un faible prix à payer pour la sécurité du monde et de notre pays ». Cependant, ses déclarations ont pris une tournure inattendue et particulièrement offensive lorsqu’il a évoqué la possibilité pour Téhéran de s’en prendre directement au territoire américain. « [Les Iraniens] peuvent raser une ville. Qu’ils le fassent, qu’ils rasent Los Angeles, qu’ils rasent San Diego », a-t-il affirmé sous les applaudissements de l’assistance, ajoutant qu’il s’agissait d’un « prix dérisoire à payer, et ce sera bientôt terminé ». Lors d’un meeting électoral, le président américain a tenu des propos controversés sur la sécurité nationale en évoquant la destruction potentielle de deux grandes métropoles californiennes. Cette sortie cible directement la Californie, un État traditionnellement progressiste et bastion du Parti démocrate, qui fait régulièrement l’objet de critiques virulentes de la part du président populiste lors de ses interventions publiques à travers le pays.

Les réactions indignées des élus californiens

La réaction des autorités de l’État de la côte Ouest ne s’est pas fait attendre. Dès le lendemain de cette prise de parole, le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, l’une des voix les plus influentes et les plus critiques de l’opposition au gouvernement fédéral, s’est exprimé sur le réseau social X pour dénoncer des propos jugés particulièrement graves. Qualifiant le locataire de la Maison-Blanche de personnage « malade et dangereux », Gavin Newsom a rappelé que le président avait déjà, par le passé, ordonné le déploiement de la Garde nationale et des Marines dans l’État de Californie pour des missions de maintien de l’ordre. Pour le gouverneur démocrate, cette nouvelle déclaration franchit un palier inédit dans la rhétorique politique américaine contemporaine. « Soyons clairs : le président préconise une attaque contre plus de 10 millions d’Américains dans deux des plus grandes villes du pays. Ce n’est pas normal. Rien de tout cela ne l’est. Et nous allons continuer à le rappeler chaque jour », a-t-il martelé. Le gouverneur Gavin Newsom a vivement réagi en accusant le président de préconiser une agression étrangère contre ses propres concitoyens. Cette confrontation verbale illustre une nouvelle fois la fracture idéologique profonde qui sépare l’administration fédérale républicaine et l’État le plus peuplé du pays.

Les maires de Los Angeles et San Diego condamnent une rhétorique irresponsable

Outre l’exécutif de l’État de Californie, les dirigeants municipaux des deux grandes cités directement mentionnées par le président ont également fait part de leur indignation. Karen Bass, la mairesse de Los Angeles · qui constitue la deuxième plus grande ville des États-Unis en nombre d’habitants ·, a fermement condamné cette sortie rhétorique dans un communiqué de presse officiel. Elle a souligné que de telles paroles « pourraient potentiellement compromettre » la sécurité globale de la métropole californienne et de ses résidents, rappelant que la fonction première et le rôle constitutionnel d’un président américain consistent à protéger le pays et ses citoyens, et non à les exposer activement à des menaces ou à encourager des attaques militaires de puissances étrangères. À San Diego, le maire Todd Gloria a lui aussi exprimé sa profonde réprobation en invitant formellement le chef de l’État à laisser sa ville en dehors de ses interventions politiques. « Nous ne sommes pas un dommage collatéral. Nous ne sommes pas sacrifiables », a-t-il écrit sur ses canaux de communication officiels. Les édiles des deux métropoles visées ont dénoncé une mise en danger délibérée de populations civiles et d’infrastructures militaires hautement stratégiques. En effet, au-delà de sa dimension démographique, San Diego est une ville à la fois progressiste et militairement stratégique, abritant la base navale qui sert de port d’attache à la flotte du Pacifique de l’US Navy ainsi que le principal centre d’entraînement de la marine sur la côte Ouest.

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La mise au point de la Maison-Blanche

Face à la multiplication des condamnations émanant de l’ensemble du spectre politique démocrate, la présidence américaine a rapidement tenté d’éteindre l’incendie médiatique. Les services de communication de la Maison-Blanche ont proposé une mise au point technique, affirmant que les propos du président avaient été mal interprétés ou sortis de leur contexte global. Selon la ligne de défense officielle adoptée par l’exécutif, Donald Trump n’invitait en aucun cas la République islamique à attaquer le sol américain, mais utilisait plutôt une figure de style pour signifier que l’Iran représenterait une menace directe pour ces grands centres urbains s’il parvenait à développer pleinement ses capacités de destruction militaire. Cette explication officielle cherche à atténuer la portée géopolitique de la déclaration, alors que la guerre contre l’Iran demeure au cœur des débats sur la sécurité nationale. Face à la polémique, l’exécutif américain s’est efforcé de clarifier les déclarations présidentielles en plaidant une mise en garde géopolitique plutôt qu’un appel à la violence. Pour les observateurs et les opposants, ce type de discours décousu illustre toutefois la radicalisation des discours de campagne et l’usage récurrent de la provocation géopolitique à des fins de politique intérieure.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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