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vendredi 23 octobre 2026
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Présidentielle : état des intentions de vote selon plusieurs instituts à six mois du scrutin

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Présidentielle : état des intentions de vote selon plusieurs instituts à six mois du scrutin
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L’essentiel
  • À six mois de l’échéance présidentielle, les instituts Ifop, Harris Interactive et OpinionWay mesurent les rapports de force au premier tour.
  • Pour le premier tour, Marine Le Pen recueille entre 31 % et 35 % des intentions de vote, suivie par Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.
  • Dans les projections de second tour, la configuration face à Édouard Philippe s’avère la plus serrée (52 % à 57 % pour Marine Le Pen).
  • Le cas d’un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon présente l’écart le plus large, dépassant 30 points de différence.

Un premier tour marqué par la présence de plusieurs blocs politiques

À l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, les enquêtes menées par les différents instituts de sondage permettent d’observer la répartition des choix des électeurs consultation après consultation. Au premier tour, les études d’opinion font apparaître une hiérarchie stable emmenée par la candidate du Rassemblement national dans l’ensemble des configurations testées. Selon la dernière étude publiée par l’institut Ifop, réalisée jusqu’au 29 septembre, Marine Le Pen enregistre 31 % des intentions de vote, marquant un fléchissement par rapport au relevé du 11 septembre où elle atteignait 35 %. Derrière elle, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe obtient 15 % des voix, suivi de près par Jean-Luc Mélenchon à 14 %. Le député européen Raphaël Glucksmann réunit 9 % des suffrages, tandis que Gabriel Attal compte 7 % et Bruno Retailleau 5 %.

Les données publiées par d’autres instituts confirment ces équilibres globaux tout en présentant des nuances quant à l’ordre des poursuivants. L’enquête d’Harris Interactive datée du 24 septembre attribue 35 % des intentions de vote à Marine Le Pen. Dans cette mesure, Jean-Luc Mélenchon (17 %) devance Édouard Philippe (13 %). Raphaël Glucksmann atteint pour sa part 10 %, Bruno Retailleau est mesuré à 7 % et Gabriel Attal à 5 %. De son côté, l’institut OpinionWay, dans une étude clôturée le 10 septembre, place Marine Le Pen à 34 %, avec Jean-Luc Mélenchon à 17 % et Édouard Philippe à 15 %. Raphaël Glucksmann y crédite 9 % des voix, quand Gabriel Attal et Bruno Retailleau s’établissent tous deux à 7 %.

L’hypothèse d’un second tour opposant Marine Le Pen à Édouard Philippe

Parmi les différents duels envisagés pour le second tour de l’élection, la confrontation entre le Rassemblement national et l’ancien chef du gouvernement Édouard Philippe présente les écarts les plus réduits. La confrontation entre Marine Le Pen et Édouard Philippe constitue le scénario de second tour le plus resserré mesuré par les instituts. Au début du mois de juillet, une enquête Harris Interactive indiquait un score particulièrement serré, attribuant 51 % à Marine Le Pen contre 49 % à Édouard Philippe. Trois mois plus tard, au 24 septembre, le même institut mesure un écart plus net, la candidate de la droite nationale atteignant 57 % des voix face à l’ancien Premier ministre, crédité de 43 %.

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Les relevés des autres instituts de sondage confirment cette tendance d’un avantage pour la candidate du RN, bien que dans des proportions moindres. À la fin du mois d’août, l’institut Ifop testait une victoire de Marine Le Pen à hauteur de 52 % contre Édouard Philippe. Pour OpinionWay, dans son enquête arrêtée au 10 septembre, le score estimé s’élevait à 55 % pour la représentante du Rassemblement national. Ces fluctuations traduisent l’évolution des dynamiques au sein de l’électorat du centre et de la droite modérée au cours de la période estivale.

Un écart conséquent mesuré dans la configuration face à Jean-Luc Mélenchon

Le scénario d’un second tour opposant la candidate du Rassemblement national au leader de La France insoumise apparaît comme le duel le plus déséquilibré au vu des données recueillies par l’ensemble des instituts. L’affrontement simulé face au fondateur de La France insoumise présente le déséquilibre le plus marqué entre les deux finalistes. Depuis le printemps, aucun organisme d’étude d’opinion n’a crédité Jean-Luc Mélenchon de plus de 34 % des voix dans cette hypothèse de second tour.

Lors de la dernière vague de l’institut Harris Interactive, Marine Le Pen est mesurée à 69 % des suffrages exprimés contre 31 % pour son opposant. Les mesures réalisées par les concurrents affichent une stabilité équivalente tout au long de la période : la fin du mois d’août voyait l’Ifop créditer Marine Le Pen de 67 % des voix, un chiffre strictement identique à celui publié par OpinionWay le 10 septembre. Cet écart supérieur à trente points entre les deux personnalités politiques demeure constant dans les baromètres observés depuis le mois de mai.

Le cas d’une confrontation face à Gabriel Attal

Le troisième scénario de second tour régulièrement évalué par les sondages met en présence Marine Le Pen et l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Dans le cas d’une qualification de Gabriel Attal, les sondages créditent l’ancien Premier ministre d’un niveau mesuré entre 43 % et 46 % des voix. L’écart mesuré entre les deux protagonistes s’établit autour d’une dizaine de points en faveur de la députée du Pas-de-Calais.

L’étude menée par Harris Interactive le 10 septembre donne Marine Le Pen gagnante avec 56 % des suffrages face à Gabriel Attal, qui recueillerait 44 % des voix. Les enquêtes antérieures ou concomitantes livrent des enseignements très proches : l’institut Ifop mesurait un rapport de 54 % contre 46 % à la fin du mois d’août, tandis qu’OpinionWay enregistrait une proportion de 55 % contre 45 % au début du mois de septembre. Cette stabilité des chiffres témoigne d’une cristallisation des blocs d’opinion à six mois de l’élection.

Lecture des dynamiques et réserves d’usage sur les enquêtes d’opinion

L’analyse croisée des données issues d’Ifop, de Harris Interactive et d’OpinionWay offre un panorama détaillé des intentions de vote à ce stade de la précampagne. Ces mesures d’intentions de vote traduisent un état des forces à six mois de l’échéance et ne constituent en aucun cas une projection du résultat final. L’écart entre le premier et le second tour rappelle que la réserve de voix et les reports d’électeurs demeurent la clé des scrutins présidentiels sous la Ve République.

Conformément aux règles fixées par la Commission des sondages, ces données mesurent l’état de l’opinion au moment précis où les enquêtes sont réalisées. L’évolution de la situation économique, la déclaration officielle de l’ensemble des candidatures et le déroulement de la campagne électorale à venir restent susceptibles de modifier de manière substantielle ces équilibres initiaux d’ici le jour du vote.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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