- La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, accueillera le 24e sommet du G7 parlementaire du 10 au 12 septembre 2026 à Paris.
- Les débats réuniront les présidents des chambres basses du G7, ainsi que les présidents du Parlement européen, Roberta Metsola, et de la Rada ukrainienne, Ruslan Stefanchuk.
- Trois thématiques majeures seront abordées : la participation citoyenne, la politique étrangère face aux crises et l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des assemblées.
- Les participants adopteront une déclaration commune réaffirmant leur soutien à l’Ukraine et plaidant pour une solution pacifique au Proche et Moyen-Orient.
Une diplomatie parlementaire renforcée face aux crises globales

Du 10 au 12 septembre prochain, Paris deviendra le cœur battant de la diplomatie parlementaire internationale. La présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, s’apprête en effet à accueillir les présidents des chambres basses des pays du G7 pour leur 24e sommet annuel. Institué à l’origine en 2001, ce forum de haut niveau offre un espace d’échange unique pour les dirigeants des institutions législatives des plus grandes démocraties occidentales. Cette édition 2026 intervient dans un climat international particulièrement instable, caractérisé par des crises géopolitiques majeures et des contestations répétées des modèles démocratiques traditionnels. Face à la montée des doutes au sein des opinions publiques et aux tentatives extérieures de déstabilisation, ce rendez-vous vise d’abord à réaffirmer la solidité des principes et des valeurs communes qui unissent ces nations. Les travaux permettront aux différents présidents de partager leurs expériences nationales respectives et d’élaborer des réponses coordonnées pour freiner la défiance croissante des citoyens envers leurs institutions représentatives.
Trois chantiers majeurs : citoyenneté, défense et révolution technologique
L’ordre du jour officiel de ce sommet de haut niveau s’articule autour de trois thématiques fondamentales qui interrogent directement l’avenir du travail parlementaire. Le premier chantier se concentrera sur l’urgence d’une démocratie plus vivante, explorant les pistes pour accroître la transparence des débats, restaurer la confiance civique et favoriser une participation citoyenne plus active et directe. Le deuxième axe de réflexion interrogera le rôle précis que doivent assumer les parlements en matière de politique étrangère et de défense dans un contexte de crises mondiales répétées. Les présidents de chambre s’attacheront à définir comment le pouvoir législatif peut peser plus efficacement sur les choix stratégiques internationaux, traditionnellement dévolus aux exécutifs. Enfin, le troisième thème s’attaquera aux défis posés par l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA). Les délégations échangeront sur les moyens d’équiper au mieux les assemblées afin qu’elles intègrent ces technologies innovantes, tout en se protégeant contre les cybermenaces et les risques d’ingérence ou d’altération des processus délibératifs.
Un front commun pour l’Ukraine et la stabilité internationale
Au-delà de ces débats doctrinaux et techniques, le sommet de Paris aura une portée géopolitique immédiate et hautement symbolique. La présence annoncée de Ruslan Stefanchuk, président de la Verkhovna Rada d’Ukraine, démontre que le soutien à Kiev reste une priorité absolue pour les pays du G7. De même, l’implication de Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, rappelle la dimension continentale et coordonnée de cette initiative. À l’issue des sessions de travail, les participants adopteront une déclaration commune rigoureuse reprenant les grandes lignes de leurs débats. Ce document final servira également de tribune politique unie pour réitérer le soutien indéfectible des parlements à l’Ukraine souveraine et appeler à l’émergence d’une solution de paix durable au Proche et Moyen-Orient. Pour consolider l’importance de cette séquence diplomatique, les présidents des assemblées participantes seront reçus à l’Élysée par le président de la République française, Emmanuel Macron, scellant ainsi l’alliance étroite entre les pouvoirs exécutifs et législatifs face aux périls contemporains.
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Une organisation rigoureuse et des participants de haut niveau
Le bon déroulement de ce sommet reposera sur une organisation logistique particulièrement minutieuse au cœur des lieux de pouvoir français. Le coup d’envoi sera donné le jeudi 10 septembre en fin de journée avec l’arrivée protocolaire des différentes délégations étrangères sur le perron de l’Hôtel de Lassay, la résidence officielle de la présidence de l’Assemblée nationale. Le vendredi 11 septembre marquera le début des séances plénières au sein du Salon de la Musique, ouvertes par une allocution solennelle de Yaël Braun-Pivet, suivie des discours de Roberta Metsola et de Ruslan Stefanchuk. La liste exhaustive des participants réunit des profils d’envergure qui reflètent le caractère exceptionnel de ce forum interparlementaire mondial. Seront présents à Paris : Julia Klöckner (présidente du Bundestag allemand), Francis Scarpaleggia (président de la Chambre des communes du Canada), Lorenzo Fontana (président de la Chambre des députés d’Italie), Eisuke Mori (président de la Chambre des représentants du Japon) et Lindsay Hoyle (président de la Chambre des communes du Royaume-Uni). Le Speaker de la Chambre des représentants des États-Unis, Mike Johnson, participera activement aux débats via un message vidéo, parachevant ainsi la représentation des grandes puissances démocratiques.