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lundi 14 septembre 2026
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Budget 2027 : l’exécutif écarte tout gel du barème de l’impôt sur le revenu

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Budget 2027 : l'exécutif écarte tout gel du barème de l'impôt sur le revenu
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L’essentiel
  • La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour le budget 2027.
  • Cette mesure vise à écarter toute hausse fiscale automatique pour les ménages, conformément à l’engagement du Premier ministre Sébastien Lecornu.
  • Pour réduire le déficit, le gouvernement cible 30 milliards d’euros d’économies, dont 6 milliards d’euros de contribution demandée aux retraités.
  • Les débats s’ouvriront en octobre à l’Assemblée nationale, l’exécutif se disant ouvert au dialogue sans pour autant mener de « négociations de couloir ».

La décision d’indexer le barème de l’impôt sur l’inflation

Dans la perspective de la présentation du projet de loi de finances pour 2027, le gouvernement a tranché une question fiscale majeure. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a officiellement annoncé que l’exécutif renonçait à geler le barème de l’impôt sur le revenu. Un tel gel aurait eu pour conséquence directe et automatique d’accroître la pression fiscale sur une grande partie des ménages français, en faisant basculer certains contribuables dans des tranches supérieures à la faveur des revalorisations salariales liées au coût de la vie. L’exécutif a choisi d’écarter un gel du barème de l’impôt sur le revenu, garantissant une indexation complète sur l’inflation pour préserver le pouvoir d’achat des contribuables. Selon les précisions apportées par la porte-parole lors d’une intervention télévisée, cette décision de revaloriser l’ensemble des tranches d’imposition sur la base de la hausse des prix pourrait même se traduire par « une petite baisse d’impôt (…) parce que vous augmentez légèrement l’ensemble des tranches sur la base de l’inflation ». Cette orientation s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement du Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a promis qu’il n’y aurait « pas d’impôt nouveau » au sein de la prochaine trajectoire budgétaire.

L’équation complexe des 30 milliards d’économies

Le choix de l’indexation fiscale prive toutefois l’État d’une source de recettes simples et peu visibles, compliquant la recherche de financements publics. Le gouvernement se trouve confronté à l’obligation de trouver 30 milliards d’euros d’économies afin de réduire le déficit public et de stabiliser la dette de l’État. Cette équation macroéconomique impose une rigueur accrue sur les d’épargne publique, alors même que les leviers fiscaux traditionnels sur les ménages sont temporairement gelés par la promesse de neutralité fiscale du Premier ministre. Malgré la préservation du barème fiscal, le gouvernement doit identifier 30 milliards d’euros d’économies pour redresser les finances publiques. L’exercice budgétaire de l’automne s’annonce ainsi particulièrement difficile, chaque secteur devant participer à l’effort collectif dans un contexte de forte vigilance sociale.

La contribution contestée des retraités

Parmi les pistes d’économies explorées par l’exécutif, la population des retraités est appelée à contribuer de manière significative. Le gouvernement envisage de réaliser une économie de 6 milliards d’euros sur ce poste de dépenses. Cependant, conscient de la sensibilité politique d’une telle mesure, le pouvoir exécutif tente de rassurer. Maud Bregeon a affirmé que « les retraités ne porteront pas l’effort central de ce budget » et qu’« aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer », les profils les plus modestes devant être « principalement préservés ». La recherche de 6 milliards d’euros auprès des retraités impose des arbitrages délicats entre l’indexation des pensions et le maintien de leur abattement fiscal spécifique. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a d’ailleurs posé une alternative claire lors de récentes déclarations : le Parlement devra trancher entre le maintien de l’indexation des pensions de retraite sur l’inflation et la préservation de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient actuellement les seniors.

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Une stratégie parlementaire sans « négociations de couloir »

Le projet de loi de finances, qui sera débattu par les députés à partir du mois d’octobre, s’annonce d’ores et déjà comme un test politique d’envergure pour l’exécutif. Sans majorité absolue à l’Assemblée nationale, le gouvernement doit composer avec les différentes forces politiques. Interrogée sur d’éventuels accords de non-censure, similaires à ceux esquissés avec les socialistes lors de la précédente session budgétaire, la porte-parole a réaffirmé une posture d’ouverture globale, refusant de trier les élus de la nation. Le gouvernement rejette toute entente secrète avec les groupes d’opposition tout en se disant prêt à débattre ouvertement avec chaque sensibilité de l’Hémicycle. L’exécutif assure qu’il n’y aura « pas de négociations de couloir » mais une « discussion démocratique au Parlement » où chacun devra assumer ses positions lors des votes. Cette déclaration intervient alors que Marine Le Pen, chef de file des députés du Rassemblement national, a semblé ouvrir la voie à une forme de compromis en indiquant préférer l’adoption d’un budget, même « imparfait », tout en fixant des conditions strictes.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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