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dimanche 27 septembre 2026
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Présidentielle 2027 : une enquête montre une forte polarisation face aux candidats

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Présidentielle 2027 : une enquête montre une forte polarisation face aux candidats
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L’essentiel
  • Selon une étude Cluster17 de septembre 2026, Marine Tondelier (81 %) et Jean-Luc Mélenchon (73 %) concentrent les plus forts indices de rejet.
  • À l’inverse, Marine Le Pen affiche le taux de rejet le plus bas (62 %) et le socle de soutien le plus élevé (30 %).
  • Le cloisonnement de l’électorat est marqué, aucun candidat ne parvenant à dépasser la note de 3 sur 10 pour sa capacité à rassembler.

Un paysage politique sous le signe du rejet électoral

Présidentielle 2027 : une enquête montre une forte polarisation face aux candidats

À mesure que se profilent les grandes manœuvres pour l’échéance présidentielle de 2027, l’analyse du comportement des électeurs français ne s’articule plus seulement autour de l’adhésion positive, mais s’intéresse de près aux dynamiques de rejet. Une étude d’opinion réalisée par l’institut Cluster17 les 15 et 16 septembre 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 045 personnes met en lumière un électorat profondément morcelé. Cette enquête évalue, sur une échelle de 0 à 10, la probabilité que les sondés votent un jour pour huit personnalités politiques de premier plan. Les résultats révèlent des clivages profonds et des difficultés généralisées à dépasser les frontières partisanes traditionnelles. Dans ce contexte de recomposition politique, la capacité à minimiser l’hostilité de l’électorat devient un enjeu tout aussi crucial que celle de mobiliser ses propres troupes.

La question de l’opposition électorale au cœur des débats

Le baromètre montre des niveaux d’opposition très élevés pour la majorité des figures politiques évaluées. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, présente le potentiel de vote le plus contraint du panel. En effet, 81 % des personnes interrogées situent entre 0 et 3 leur probabilité de voter un jour pour elle, tandis que seulement 9 % expriment une forte probabilité de vote (entre 7 et 10). Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, suit de près avec un taux de rejet de 73 %. À l’autre extrémité de cette échelle de l’opposition, Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement national, affiche le taux de rejet le plus bas des personnalités testées, s’établissant à 62 %. Entre ces deux pôles, d’autres acteurs importants se situent dans des zones de rejet comparables, comme Gabriel Attal (72 %), Dominique de Villepin (72 %), Bruno Retailleau (69 %), Édouard Philippe (68 %) et Raphaël Glucksmann (66 %). Ces chiffres démontrent que la grande majorité des candidats potentiels suscite une réticence spontanée chez plus des deux tiers de la population française.

Des socles électoraux solides mais cloisonnés

Si certains dirigeants font face à une franche hostilité globale, ils bénéficient parfois en contrepartie d’une base électorale fidèle et mobilisée. Le cas de Jean-Luc Mélenchon illustre cette dualité : bien que rejeté par près des trois quarts des sondés, sa probabilité de vote forte ou très forte (entre 7 et 10) atteint des sommets au sein de catégories de population spécifiques, avec 85 % chez les « Multiculturalistes » et 83 % chez les « Solidaires ». Une logique similaire de concentration s’observe pour d’autres candidats. Édouard Philippe réunit ainsi 78 % de probabilité de vote élevée auprès des personnes ayant voté pour la liste de la majorité présidentielle lors des élections européennes de 2024. De même, Bruno Retailleau capitalise sur un socle de 68 % chez les électeurs se réclamant des Républicains. Quant à Marine Le Pen, elle rassemble la plus forte proportion d’adhésion intense au sein de l’ensemble de la population, avec 30 % de probabilité forte de vote, contre 19 % pour Jean-Luc Mélenchon et 18 % pour Édouard Philippe. Cette structuration indique que l’espace politique demeure profondément cloisonné, chaque leader s’appuyant sur un noyau dur sans parvenir à convaincre au-delà de sa famille idéologique d’origine.

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Le difficile défi du rassemblement national

La perspective du rassemblement, traditionnellement perçue comme la clé de voûte de l’élection présidentielle sous la Cinquième République, semble aujourd’hui poser un défi complexe aux différents prétendants. Lorsqu’il est demandé aux sondés d’évaluer la capacité des personnalités à « rassembler les Français », aucune des figures testées ne parvient à franchir la moyenne de 3 sur 10. Les mieux placés sur cet indicateur, Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe, culminent à une note de 3,0 sur 10. Ils devancent Marine Le Pen (2,7), Gabriel Attal (2,5) et Bruno Retailleau (2,4). Jean-Luc Mélenchon ferme la marche avec une appréciation moyenne de 1,8 sur 10. Cette perception globale d’un manque d’aptitude à l’unification nationale reflète une fragmentation de l’opinion et illustre le scepticisme de l’électorat quant à la capacité des dirigeants à dépasser les fractures du pays.

Perceptions d’image : pouvoir d’achat, proximité et dérives autoritaires

Au-delà des probabilités de vote, le baromètre explore des dimensions d’image essentielles pour la structuration du débat public, telles que la proximité avec le quotidien, la compétence économique et la perception de l’autorité. Marine Le Pen obtient les meilleures évaluations relatives sur la proximité avec la vie quotidienne des Français, avec une note de 3,7 sur 10, ainsi que sur l’aptitude perçue à améliorer le pouvoir d’achat (3,3 sur 10). En revanche, les questions de style de gouvernance et d’autorité révèlent d’autres lignes de fracture. Le risque d’une « dérive autoritaire » est particulièrement associé à Jean-Luc Mélenchon, qui obtient la note la plus élevée sur cet indicateur avec 6,7 sur 10. Ce risque est évalué à 5,6 pour Marine Le Pen et descend à 4,1 pour le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Ces jugements contrastés montrent que si certains candidats marquent des points sur les préoccupations quotidiennes, ils restent entravés par des réserves persistantes liées à leur méthode d’exercice du pouvoir.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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