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samedi 24 octobre 2026
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Élection présidentielle au Brésil : le camp de Lula accuse Meta d’ingérence

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Élection présidentielle au Brésil : le camp de Lula accuse Meta d’ingérence
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L’essentiel
  • Le Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva demande une saisine de l’Organisation des États américains (OEA) contre Meta.
  • La campagne présidentielle dénonce des restrictions injustifiées sur Instagram et WhatsApp au profit du candidat conservateur Flávio Bolsonaro.
  • Le groupe américain Meta rejette toute velléité d’influence et évoque des dysfonctionnements purement techniques.
  • Le Parlement brésilien a validé en parallèle une réforme constitutionnelle abaissant la durée du travail de 44 à 40 heures hebdomadaires.

Une saisine internationale contre le géant Meta

À quelques jours du second tour de l’élection présidentielle brésilienne prévu le 25 octobre, les tensions politiques s’intensifient à Brasília. Le président sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, âgé de 80 ans, a demandé à sa formation politique, le Parti des travailleurs (PT), de dénoncer formellement l’entreprise américaine Meta devant l’Organisation des États américains (OEA). La direction de campagne du chef de l’État accuse le géant de la technologie d’exercer une ingérence directe dans le processus électoral.

Cette initiative intervient dans un contexte où le président candidat cherche à combler son retard sur le candidat conservateur, le sénateur Flávio Bolsonaro, âgé de 45 ans, qui est arrivé en tête lors du premier tour. Pour l’équipe de Lula, le recours aux instances internationales constitue une démarche stratégique visant à alerter l’opinion internationale. Le Parti des travailleurs a confirmé son intention de porter plainte devant l’Organisation des États américains pour dénoncer ce qu’il qualifie d’ingérence électorale. Une rencontre avec des observateurs internationaux est également programmée ce jeudi pour présenter l’ensemble des griefs retenus par le camp présidentiel.

Des accusations de sélectivité algorithmique sur les réseaux sociaux

Au cœur du différend se trouvent les applications Instagram et WhatsApp, des leviers majeurs pour la communication politique au Brésil. Les responsables de la campagne de gauche affirment que les publications de Lula et de ses soutiens subissent des limitations de portée répétées et sans justification. Éden Valadares, responsable de la communication du PT, a souligné que la firme américaine ne parvenait pas à prouver que ces restrictions résultaient du hasard.

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Outre la démarche auprès de l’OEA, les juristes du parti ont saisi la justice électorale brésilienne en ciblant notamment le fonctionnement de l’outil d’intelligence artificielle de WhatsApp. Ils dénoncent un traitement asymétrique de la visibilité des candidats sur les réseaux sociaux. Selon les représentants légaux du parti, les algorithmes de la plateforme brideraient la visibilité du président sortant tout en amplifiant artificiellement celle de son rival. de Lula, les profils favorables à Flávio Bolsonaro bénéficieraient d’une portée anormalement élevée, dépassant parfois le volume de vues de personnalités de renommée mondiale.

La défense de Meta et les enjeux de la fin de campagne

Mise en cause directement dans le débat électoral brésilien, la société américaine Meta a contesté toute partialité. L’entreprise attribue les perturbations observées à des problèmes d’ordre technique, précisant que ces dysfonctionnements ne se sont pas limités au seul territoire brésilien et qu’ils n’ont ciblé aucun courant politique en particulier. Face aux incriminations formulées par le camp présidentiel, Meta a fermement rejeté toute velléité d’influence politique en invoquant de simples problèmes techniques globaux.

Ce bras de fer survient alors que Lula s’appuie largement sur les réseaux sociaux pour refaire son retard avant l’échéance du 25 octobre. Le président brésilien avait déjà exprimé par le passé des inquiétudes quant à des tentatives d’ingérence étrangère en faveur de son opposant. Pour rappel, Flávio Bolsonaro est le fils de l’ancien chef d’État d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié politique de l’ancien président américain Donald Trump. Ces connexions politiques alimentent la vigilance du PT quant au rôle joué par les grands acteurs technologiques américains dans ce scrutin.

L’adoption décisive de la réforme du temps de travail

En parallèle des contestations visant les plateformes numériques, le pouvoir exécutif s’efforce de faire valoir son bilan social auprès de l’électorat. Le Parlement brésilien a adopté mercredi une réforme constitutionnelle modifiant la durée légale du travail. Porté depuis plusieurs mois par le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva, ce texte constitue un engagement clé du président sortant pour remobiliser ses soutiens avant le second tour.

Cette révision majeure de la Constitution transforme le quotidien de nombreux salariés en faisant passer le repos hebdomadaire légal d’un à deux jours. Le texte adopté par le Parlement réduit la durée hebdomadaire du travail de 44 à 40 heures et accorde un second jour de repos hebdomadaire aux salariés. Grâce à la concrétisation de ce projet législatif, l’exécutif espère renforcer son ancrage auprès des classes populaires et inverser le rapport de force politique avant le vote de dimanche.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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