- Une enquête d’opinion réalisée par l’institut Cluster 17 fin septembre 2026 analyse plusieurs configurations pour le premier tour de la présidentielle 2027.
- Dans l’hypothèse d’une candidature d’Édouard Philippe pour le centre droit, l’ancien Premier ministre et Jean-Luc Mélenchon recueillent tous deux 19 % d’intentions de vote, derrière Marine Le Pen créditée de 31 %.
- En cas de candidature de Gabriel Attal, ce dernier obtiendrait 13,5 % des voix, plaçant Jean-Luc Mélenchon à 20 % et Raphaël Glucksmann à 14 %.
- Les données publiées montrent des répercussions directes sur l’espace politique central et sur la répartition des voix à droite comme à gauche selon le candidat investi par la majorité.
Un état des lieux des forces politiques mesuré à trois ans de l’échéance

À trois ans de l’élection présidentielle de 2027, les différentes formations politiques poursuivent leurs travaux d’orientation et de structuration interne. Dans ce cadre, la publication de données prospectives permet d’analyser l’état des rapports de force au sein de l’opinion publique. L’institut d’études Cluster 17 a rendu publics, le jeudi 24 septembre 2026, les résultats d’une enquête testant plusieurs configurations du premier tour de la consultation nationale. Les études d’opinion menées à cette étape du calendrier institutionnel offrent une photographie des équilibres politiques sans présager des dynamiques de campagne ultérieures. L’enquête évalue notamment l’impact d’une candidature portée soit par Édouard Philippe, leader du parti Horizons, soit par Gabriel Attal, représentant de Renaissance, face aux personnalités déjà installées de l’opposition.
L’hypothèse d’une candidature d’Édouard Philippe au centre droit
Dans la première configuration testée par l’institut d’études, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe porterait seul les couleurs du centre droit. Selon les données recueillies par Cluster 17, Marine Le Pen, représentante du Rassemblement national, obtiendrait 31 % des intentions de vote au premier tour. Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon, représentant La France insoumise, se situeraient à égalité stricte, crédités chacun de 19 % des voix. Dans cette configuration, Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon enregistrent un niveau équivalent d’intentions de vote pour l’accès à la phase finale du scrutin. Derrière ce trio, Raphaël Glucksmann, pour le Parti socialiste et Place publique, rassemblerait 12 % des suffrages. À droite, le président du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, obtiendrait 7,5 % des voix. Le reste de l’échiquier politique se répartirait entre Éric Zemmour (Reconquête) à 3,5 %, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) à 3 %, Marine Tondelier pour Les Écologistes à 2,5 %, Fabien Roussel pour le Parti communiste français à 2 % et Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière à 0,5 %.
Les répercussions d’une investiture de Gabriel Attal pour le bloc central
Le second cas de figure étudié par Cluster 17 mesure l’impact d’une candidature de Gabriel Attal en tant que représentant unique de la majorité présidentielle. Dans cette option, Marine Le Pen conserve un niveau d’intentions de vote identique à 31 %. En revanche, la hiérarchie des poursuivants enregistre des modifications notables. Jean-Luc Mélenchon atteindrait 20 % des voix sous les couleurs de La France insoumise, suivi de Raphaël Glucksmann qui obtiendrait 14 % pour l’alliance Parti socialiste et Place publique. La présence de Gabriel Attal comme candidat du centre droit modifie la répartition des suffrages vers la droite traditionnelle et la gauche social-démocrate. En effet, le député et ancien Premier ministre Gabriel Attal obtiendrait 13,5 % des voix pour Renaissance, se classant ainsi en quatrième position. Cette inflexion profiterait également à Bruno Retailleau pour Les Républicains, qui verrait son score progresser à 9,5 %. Les autres personnalités mesurées affichent des niveaux stables : Éric Zemmour à 3,5 %, Nicolas Dupont-Aignan à 3 %, Marine Tondelier et Fabien Roussel à 2,5 % chacun, et Nathalie Arthaud à 0,5 %.
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Analyses des dynamiques de la gauche et de la droite nationale
Commentant ces données, le président de l’institut Cluster 17, Jean-Yves Dormagen, apporte un éclairage sur les tendances observées dans ce sondage. Il note une stabilité des socles électoraux pour certaines formations, combinée à de légères évolutions dans la distribution des voix à gauche. Les analyses fournies par l’institut soulignent une trajectoire légèrement ascendance pour Jean-Luc Mélenchon par rapport à la moyenne des enquêtes menées au cours du mois de septembre. De son côté, Raphaël Glucksmann maintient un niveau de soutien significatif qui lui permet d’occuper une position centrale au sein de la gauche non insoumise. Sur le flanc droit de l’échiquier politique, l’écart entre la candidature du Rassemblement national et les autres formations de droite ou souverainistes reste marqué, quel que soit le scénario retenu pour la majorité centrale.
Un paysage politique en recomposition permanente
Ces données d’opinion mettent en lumière les enjeux d’appareil et de leadership qui traversent les différentes familles politiques. La compétition interne au sein du bloc central, illustrée par la comparaison des scores d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal, montre la sensibilité de cet électorat au choix du candidat investi. De même, la fragmentation de la gauche en quatre candidatures distinctes (LFI, PS-Place publique, Écologistes, PCF) influence directement la capacité de chaque courant à s’imposer. Les équilibres observés au sein des différents blocs politiques constituent un élément central pour la prospective électorale de 2027. L’évolution de ces intentions de vote dépendra dans les mois à venir de la situation socio-économique, des débats parlementaires et des décisions stratégiques que prendront l’ensemble des états-majors politiques.