- Le Président de la République, Emmanuel Macron, atteint un niveau d’impopularité inédit avec seulement 15 % d’opinions favorables dans le baromètre Ipsos-Cesi.
- Les figures du Rassemblement National, Marine Le Pen et Jordan Bardella, enregistrent une baisse de popularité respective de 4 et 3 points.
- Le maire de Cannes, David Lisnard, réalise la progression la plus notable de l’étude avec une hausse de 4 points de popularité.
- Le paysage politique reste globalement stable pour les autres personnalités, dont Édouard Philippe, Sarah Knafo et François Hollande.
Un socle de soutien en baisse pour le Président
Le chef de l’État traverse une phase de fragilité inédite dans l’opinion publique à l’approche de l’échéance de 2027. Selon les données du baromètre Ipsos-Cesi publiées ce 11 octobre, la cote de popularité d’Emmanuel Macron s’établit désormais à 15 %, soit un recul d’un point par rapport au mois précédent. Cette érosion touche particulièrement son socle électoral traditionnel, puisque seuls 11 % des sympathisants de droite expriment encore un avis favorable à son égard. L’impopularité présidentielle atteint ainsi un seuil historique depuis le début du premier mandat en 2017.
Recul des intentions de popularité pour le Rassemblement National
Malgré une domination persistante dans les intentions de mesure, le Rassemblement National subit un tassement. Marine Le Pen et Jordan Bardella perdent respectivement 4 et 3 points de popularité. Si ces chiffres témoignent d’une légère inflexion, le parti conserve une assise importante. Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA, souligne que la capacité des deux chefs de file à répondre aux préoccupations économiques des citoyens, notamment sur la question des déficits publics, sera déterminante pour stabiliser cette trajectoire à moyen terme.
La percée remarquée de David Lisnard
Au milieu d’un paysage politique marqué par une grande stabilité pour de nombreuses personnalités, le maire de Cannes, David Lisnard, se distingue par une dynamique ascendante. En enregistrant une progression de 4 points en un mois, il atteint 16 % d’opinions favorables. Cette montée en puissance dans le baromètre place l’édile parmi les figures dont l’influence est scrutée. Cette évolution constitue la progression la plus significative observée dans cette vague de sondage.
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Stabilité et positionnement des autres forces politiques
Le reste du spectre politique affiche une constance relative. Édouard Philippe (20 %) et Sarah Knafo (18 %) enregistrent une progression d’un point, consolidant leur place dans le haut du classement. De son côté, l’ancien président François Hollande se maintient à 18 %. Un groupe de personnalités, composé de Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, se stabilise autour de 17 %. Raphaël Glucksmann, engagé dans le processus de la primaire de la gauche, affiche 16 %, accusant un léger recul d’un point.
Méthodologie et enjeux de la période pré-électorale
Ces indicateurs, bien qu’ils ne constituent pas des intentions de vote directes pour le scrutin de 2027, offrent une lecture des rapports de force actuels au sein de l’opinion. Le baromètre Ipsos-Cesi met en exergue une lassitude persistante au sein du bloc central, avec 47 % d’avis négatifs recensés chez les sympathisants de cette mouvance. Le contexte politique reste marqué par une forte instabilité des courbes de popularité, reflétant une recomposition en cours des attentes électorales.