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samedi 19 septembre 2026
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Sécurité et énergie : Emmanuel Macron réunit les chefs de parti face aux crises internationales

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Sécurité et énergie : Emmanuel Macron réunit les chefs de parti face aux crises internationales
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L’essentiel
  • Emmanuel Macron et le gouvernement ont réuni les chefs des partis représentés au Parlement pour dresser un état des lieux des menaces sécuritaires et énergétiques.
  • Les responsables des services de renseignement (DGSE, DGSI, DRM) et de la sécurité nationale (SGDSN) ont fait le point sur la hausse des attaques hybrides attribuées à la Russie.
  • Face aux tensions au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie, un plan de protection des infrastructures critiques et une coordination au niveau du G7 ont été annoncés.
  • Le Premier ministre est chargé de coordonner les mesures d’accompagnement des ménages et des entreprises tout en sécurisant les approvisionnements en gaz (GNL) et pétrole.

Un format transpartisan face au contexte international

Sécurité et énergie : Emmanuel Macron réunit les chefs de parti face aux crises internationales

Dans un contexte marqué par la dégradation rapide de l’environnement géopolitique, le président de la République, Emmanuel Macron, a convoqué ce vendredi une réunion d’information stratégique réunissant l’ensemble des chefs des partis politiques représentés au Sénat et à l’Assemblée nationale. Organisé selon un format d’échanges inspiré des rencontres de Saint-Denis, ce rendez-vous visait à dresser un état des lieux exhaustif des crises internationales majeures et de leurs répercussions directes sur le territoire national. Pour appuyer cet exposé, le pouvoir exécutif a sollicité la présence des plus grands responsables de la communauté du renseignement et de la sécurité de l’État. Ainsi, les directeurs de la Sécurité extérieure (DGSE), de la Sécurité intérieure (DGSI), du Renseignement militaire (DRM), de l’Énergie et du Climat (DGEC), ainsi que le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) ont exposé la situation globale aux dirigeants politiques présents. Le chef de l’État a réuni l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement afin de présenter un état des lieux sécuritaire et économique rigoureux. Cette démarche de concertation transpartisane vise à poser un diagnostic partagé sur les risques sécuritaires, cybernétiques et économiques auxquels le pays fait face.

L’intensification des menaces hybrides russes en Europe

La première partie des échanges a été consacrée aux développements du conflit russo-ukrainien et à la dégradation des relations sécuritaires entre Moscou et les pays européens. Si les affrontements sur le théâtre ukrainien demeurent particulièrement violents et meurtriers, les services de renseignement ont souligné une évolution notable dans la posture du Kremlin. Ces derniers mois, les actions d’agressivité attribuées à la Russie sur le sol européen se sont intensifiées sous la forme de menaces hybrides. Les responsables de la DGSI, de la DRM et du SGDSN ont détaillé plusieurs faits récents illustrant cette escalade : une attaque de drone ayant ciblé un train de voyageurs en provenance de Kiev, une tentative d’action hostile contre l’aéroport de Leipzig attribuée par les services spécialisés allemands aux services du renseignement militaire russe (GRU), ainsi qu’un tir de fusée éclairante à proximité immédiate d’une frégate danoise. S’y ajoutent de multiples incursions répétées dans les espaces aériens de plusieurs États membres de l’Union européenne et des opérations d’ingérence ciblant directement les infrastructures françaises. Face à ce constat, le président de la République a réaffirmé la constance de l’engagement de la France. Les responsables du renseignement ont mis en évidence la mutation des tactiques russes, désormais axées sur des actions hybrides directes contre des cibles européennes. Le maintien du soutien militaire et financier à l’Ukraine, ainsi que le renforcement des sanctions économiques contre Moscou, demeurent présentés comme les leviers essentiels pour assurer la sécurité collective à long terme. La France entend poursuivre le pilotage, aux côtés du Royaume-Uni, d’une coalition de pays volontaires, incluant l’organisation prochaine d’exercices militaires sur le sol européen pour raffermir la posture globale.

Protection renforcée des infrastructures critiques nationales

Au-delà des enjeux extérieurs, la protection du territoire national face aux menaces asymétriques a constitué un axe central des discussions. À la suite d’un Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN) réuni le mercredi précédent, le gouvernement a engagé un rehaussement immédiat des postures de vigilance sur l’ensemble du territoire français. À la demande de l’exécutif, le ministère de l’Intérieur a réuni l’ensemble des préfets de zone de défense afin d’appliquer des directives précises visant à contrecarrer les tentatives de déstabilisation cyber ou physiques. Un plan spécifique de protection est en cours d’élaboration par les services de l’État. Ce dispositif cible prioritairement les infrastructures critiques nationales, telles que les réseaux de transport, de communication et d’énergie, ainsi que les sites industriels appartenant à la base industrielle et technologique de défense (BITD). L’objectif est d’accroître la résilience de ces installations face au risque croissant d’attaques par drones ou d’infiltrations informatiques. Le gouvernement a commandé la mise en place d’un plan renforcé de protection des sites industriels et névralgiques face aux cyberattaques et aux incursions de drones. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des efforts engagés pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment par l’action de l’organisme VIGINUM, chargé de détecter et de caractériser les manipulations d’information d’origine extérieure.

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Tensions au Moyen-Orient et sécurisation des approvisionnements énergétiques

La seconde crise majeure abordée lors de cette réunion concerne l’embrasement du Moyen-Orient et ses retombées directes sur les ménages et les entreprises françaises. Les affrontements régionaux entraînent des tensions fortes sur les marchés énergétiques mondiaux, provoquant des craintes de répercussions sur les prix des carburants et du gaz. Face à ce risque, la diplomatie française concentre ses efforts sur la préservation des flux commerciaux et maritimes mondiaux, en particulier la réouverture pacifique et la sécurisation du détroit d’Ormuz, zone stratégique fondamentale pour le transit pétrolier international. Des discussions régulières sont conduites avec les partenaires internationaux pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en hydrocarbures classiques et en gaz naturel liquéfié (GNL). La réouverture pacifique et le maintien de la navigation dans le détroit d’Ormuz constituent un enjeu diplomatique majeur pour stabiliser les cours mondiaux de l’énergie. Afin de coordonner les réponses multilatérales face aux fluctuations des marchés, une réunion du G7 se tiendra dans les prochaines semaines. Cette instance permettra aux principales puissances industrielles d’harmoniser leur gestion des stocks stratégiques d’énergie et d’anticiper les ruptures d’approvisionnement.

Accompagnement économique et pilotage gouvernemental

Sur le plan interne, la gestion des conséquences économiques de ces tensions internationales fait l’objet d’un suivi au plus haut niveau de l’État. Le Premier ministre a été mandaté pour coordonner la réponse gouvernementale en matière de sécurité énergétique et d’accompagnement économique. Les travaux conduits sous sa responsabilité porteront sur la sécurisation des capacités d’importation et de production nationale, la consolidation des chaînes logistiques énergétiques et l’accélération des projets d’électrification des usages à travers le pays. L’exécutif entend ainsi prémunir les ménages ainsi que les filières économiques particulièrement consommatrices d’énergie contre l’impact de l’inflation tarifaire. Le Premier ministre piloterait les arbitrages nécessaires pour protéger le pouvoir d’achat des Français et soutenir les filières économiques vulnérables. En partageant ces données de haut niveau avec les représentants des forces politiques parlementaires, le gouvernement cherche à établir une plateforme d’information continue face à des crises mondiales dont les répercussions s’inscrivent dans la durée.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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