- Le scrutin se tiendra le 27 septembre 2026 pour élire les cinq sénateurs des Alpes-Maritimes pour un mandat de six ans.
- Un collège de 2 093 grands électeurs, composé de parlementaires et d’élus locaux, est appelé à voter.
- La préfecture a validé sept listes paritaires à l’issue de la période de dépôt des candidatures.
Un scrutin indirect pour le renouvellement triennal de la Haute Assemblée
Le calendrier électoral se précise pour le renouvellement partiel de la Haute Assemblée. Le 27 septembre 2026, les électeurs sénatoriaux de la moitié des départements français, dont ceux des Alpes-Maritimes, seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants pour un mandat de six ans renouvelable. Ce processus, qui s’inscrit dans le cadre du renouvellement triennal par moitié du Sénat, vise à assurer une continuité de la représentation des collectivités territoriales de la République. Le dépôt officiel des candidatures s’est tenu en préfecture du 7 au 11 septembre 2026, marquant le coup d’envoi de la campagne officielle auprès des grands électeurs. Ce scrutin indirect permet de désigner les parlementaires qui siégeront au Palais du Luxembourg pour participer à l’élaboration des lois et au contrôle de l’action du gouvernement. À travers cette élection, c’est l’équilibre politique des territoires qui se dessine, reflétant les dynamiques des dernières élections locales à l’échelle départementale.
La composition du collège électoral des Alpes-Maritimes
Le corps électoral appelé à voter lors de ce scrutin est particulièrement restreint et spécifique, se distinguant du suffrage universel direct traditionnel. Dans le département des Alpes-Maritimes, ce collège électoral se compose précisément de 2 093 grands électeurs. Cette assemblée d’électeurs comprend les parlementaires du département, à savoir les sénateurs et les députés, les conseillers régionaux élus dans le département, les conseillers départementaux, ainsi que les délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentent d’ailleurs la composante la plus importante de ce corps électoral, conférant au scrutin une dimension profondément ancrée dans les réalités communales de la région. Ce collège de 2 093 électeurs aura la responsabilité de départager les différentes listes pour attribuer les cinq sièges alloués au département. La composition de cette assemblée garantit ainsi une représentation de toutes les strates de collectivités territoriales, depuis les petites communes rurales de l’arrière-pays jusqu’aux grandes métropoles côtières.
Les spécificités du scrutin proportionnel départemental
Dans les Alpes-Maritimes, l’attribution des cinq sièges de sénateurs s’effectue selon les règles de la représentation proportionnelle. Contrairement aux départements n’élisant qu’un ou deux sénateurs, qui appliquent le scrutin majoritaire, les territoires disposant de trois sièges ou plus, comme c’est le cas ici, utilisent le scrutin de liste à la proportionnelle selon la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel. Chaque liste présentée doit obligatoirement comporter deux noms de plus que de sièges à pourvoir, soit un total de sept candidats pour cinq postes. Cette exigence légale explique la structure des listes publiées par arrêté préfectoral le 18 septembre 2026. De plus, pour respecter l’obligation de parité, les listes doivent alterner strictement un candidat de chaque sexe, garantissant ainsi une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des candidatures déposées.
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Sept listes officiellement enregistrées en préfecture
La préfecture des Alpes-Maritimes a officiellement arrêté la liste des candidatures admises à concourir pour ce scrutin de septembre. Sept listes ont été validées à l’issue de la période de dépôt réglementaire. Parmi elles figure la liste « Ensemble pour les Alpes-Maritimes » menée par Alexandra Borchio Fontimp, suivie de Jean-Marc Delia, Patricia Demas, Gilles Cima, Marjorie Rosa, Christophe Ulivieri et Laurie Moretto-Allegret. La liste « Le meilleur est à venir pour les Alpes-Maritimes » est quant à elle conduite par Laurent Castillo, accompagné de Gaëlle Frontoni, Henri Leroy, Sophie Eckenberg, Rafael Quessada, Loetitia Lore et Francis Moya. De son côté, Jean-Christophe Picard prend la tête de la liste « #CausesCommunes », aux côtés d’Emélie Leduc, Sébastien Remillieux, Elise Ferrari, Philippe Touzeau-Menoni, Marie-Christine Franc de Ferriere et Bertrand Lenoir. La liste « Unissons nos Communes pour la Paix » est représentée par Livio Orsi, Marie Laviolette, Pierre Franch, Océane Olmeta, Sameh Hassan, Elodie Sanches et Léo Haim. Pour la liste « Ensemble vivons autrement les Alpes-Maritimes », Francis Tujague se positionne en chef de file devant Fouzia Ayoub, Jean-Louis Fiori, Michèle Muratore, Jean-Louis Alunno, Chantal Carrie et Cédric Garoyan. Dominique Estrosi-Sassone mène quant à elle la liste « La liberté d’agir pour les Alpes-Maritimes », suivie de Bruno Pebeyre, Brigitte Lizée-Juan, Cyril Piazza, Johanna Tourian, Roger Ciais et Martine Phal. Enfin, la liste « Faisons entrer le programme du nouveau front populaire au Sénat » rassemble Adrien Nouet, Leïla Tonnerre, Pierre Guennaz, Zohra Briand, Olivier Salerno, Solène Gomes et Jean-Paul Sozedde. La publication de cet arrêté préfectoral le 18 septembre fige définitivement l’offre politique proposée aux grands électeurs du département. La variété de ces forces en présence témoigne de la diversité des sensibilités politiques locales.
Une représentation des territoires à forte portée politique
L’élection des sénateurs revêt une importance majeure pour la représentation des territoires à l’échelle nationale, puisque la Constitution confère à la Haute Assemblée la mission spécifique d’assurer la représentation des collectivités de la République. Pour les Alpes-Maritimes, les cinq futurs élus devront relayer les problématiques locales au Parlement, qu’il s’agisse des questions de transport, de sécurité, d’aménagement du territoire ou de dotations financières de l’État aux communes. Les résultats de ce scrutin indirect traduiront sur le plan parlementaire le rapport de force politique établi au sein des municipalités et des assemblées locales du département. La proclamation officielle des résultats, attendue le soir du 27 septembre 2026, viendra clore une séquence électorale majeure et installera la nouvelle représentation parlementaire des Alpes-Maritimes au Palais du Luxembourg pour les six prochaines années.