- Le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté ce mardi 15 septembre 2026 les recours déposés contre les élections municipales à Saint-Leu et Saint-Benoît.
- Les contestations portées par Thierry Robert à Saint-Leu ainsi que par Sabrina Ramin à Saint-Benoît n’ont pas été jugées étayées par les magistrats.
- Cette décision fait suite à la validation administrative, le 8 septembre dernier, des scrutins tenus au Tampon, aux Avirons, à Saint-Louis et à La Possession.
- La juridiction examinera les requêtes concernant la commune de Saint-André le 24 septembre, puis celles de Saint-Paul le 2 octobre.
Le tribunal administratif confirme l’issue des urnes

L’instance judiciaire a tranché ce mardi 15 septembre 2026 en confirmant la validité des résultats des élections municipales dans deux communes majeures de La Réunion. En suivant point par point les conclusions rendues par le rapporteur public, les juges du tribunal administratif de Saint-Denis ont mis un terme aux contestations locales. Cette décision confirme définitivement les équipes municipales élues dans leurs fonctions à Saint-Leu et à Saint-Benoît. À travers ce verdict, la justice administrative vient consolider les résultats des scrutins organisés au mois de mars dernier, rejetant l’ensemble des requêtes formulées par les oppositions locales.
Détail des griefs et des contestations écartés
À Saint-Benoît, l’action intentée par Sabrina Ramin visait à obtenir l’annulation de l’élection en soutenant que le maire sortant aurait tiré parti de moyens communaux au cours de la campagne électorale. La protestation formée par Noël Jean Bernard Maillot a connu le même sort devant la juridiction administrative. Du côté de Saint-Leu, la requête portée par l’ancien maire Thierry Robert s’appuyait sur des griefs de fraude électorale et d’achats de voix supposés. Les juges administratifs ont estimé que les irrégularités dénoncées ne reposaient sur aucun élément factuel étayé. Faute de preuves tangibles apportées par les requérants, la juridiction a rejeté l’ensemble des requêtes présentées lors des débats.
Une série de confirmations rendues depuis le début du mois
Ce nouveau jugement s’inscrit dans un processus judiciaire plus vaste initié à la suite du renouvellement des conseils municipaux de mars 2026. Dès le mercredi 2 septembre, le tribunal administratif s’était penché sur plusieurs affaires avant de rendre ses décisions le 8 septembre. Lors de ces premières délibérations, la juridiction avait validé l’élection d’Alexis Chaussalet au Tampon, ainsi que les scrutins organisés aux Avirons, à Saint-Louis et à La Possession. Dans cette dernière commune, l’écart de voix séparant Erick Fontaine et la maire réélue Vanessa Miranville avait pourtant été réévalué. L’écart définitif a été fixé à 36 suffrages en faveur de la municipalité sortante de La Possession. Malgré ce resserrement des résultats, le collège de juges avait rejeté la demande d’annulation.
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Le calendrier d’examen du contentieux pour Saint-André et Saint-Paul
L’examen des requêtes électorales sur l’île de La Réunion se poursuit selon un calendrier méthodique établi par la juridiction administrative de Saint-Denis. Après le règlement des dossiers de Saint-Leu, Saint-Benoît, Le Tampon, Les Avirons, Saint-Louis et La Possession, deux grandes municipalités doivent encore passer le filtre du contrôle de légalité. La prochaine audience programmée le 24 septembre sera consacrée à la situation politique de la commune de Saint-André. Les juges administratifs clôtureront ce cycle d’audiences par l’examen du recours concernant Saint-Paul le 2 octobre. Ces décisions successives permettront de stabiliser définitivement le paysage politique réunionnais issu des élections de mars 2026.