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lundi 7 septembre 2026
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La Réunion : le parti Banian plaide pour une assemblée territoriale unique

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La Réunion : le parti Banian plaide pour une assemblée territoriale unique
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L’essentiel
  • Le parti de gauche réunionnais Banian, réuni en congrès à Sainte-Anne le 6 septembre 2026, propose de réformer en profondeur les institutions locales.
  • Le président du mouvement, Patrice Selly, réclame la création d’une assemblée unique afin de transférer le pouvoir décisionnel de Paris vers La Réunion.
  • Ce rassemblement a réuni plusieurs figures de la gauche locale, dont la sénatrice Audrey Belim et les élus Olivier Hoarau, Olivier Rivière et Alexandre Laï-Kane-Cheong.
  • Simultanément, le parti Progrès 974, mené par Harry Morel, a effectué sa rentrée politique à Saint-Joseph en insistant sur l’ancrage territorial.

Le congrès de Sainte-Anne et la relance du parti Banian

Le paysage politique réunionnais s’anime en cette période de rentrée de septembre 2026. Ce dimanche 6 septembre, la commune de Sainte-Anne, rattachée à la circonscription de Saint-Benoît, a accueilli le congrès du parti de gauche local Banian. Ce rassemblement de militants et de sympathisants, qui s’est achevé à la mi-journée, visait à remobiliser les forces militantes et à structurer la ligne politique du mouvement pour les échéances électorales futures. De nombreux élus de premier plan de la gauche réunionnaise ont fait le déplacement pour marquer leur présence et leur soutien à cette dynamique collective de l’Est de l’île. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment la sénatrice socialiste Audrey Belim, le maire de la commune du Port Olivier Hoarau, l’élu sudiste Olivier Rivière, ainsi qu’Alexandre Laï-Kane-Cheong, figure politique de la côte Est. Le congrès du parti de gauche Banian s’est achevé ce dimanche 6 septembre 2026 à Sainte-Anne, marquant une volonté affichée de peser sur le débat institutionnel réunionnais. Ce rassemblement d’envergure territoriale démontre la volonté de Banian de s’imposer comme un laboratoire d’idées incontournable pour l’avenir de l’île, dans un contexte de renouvellement des débats sur la décentralisation.

La proposition d’une assemblée unique pour La Réunion

Au cœur des discussions stratégiques de ce congrès figurait la question cruciale de la gouvernance et de l’autonomie de décision. Patrice Selly, président du parti Banian et maire de Saint-Benoît, a profité de cette tribune pour formaliser une proposition de réforme institutionnelle majeure. Le leader politique appelle de ses vœux la mise en place d’une assemblée territoriale unique à La Réunion. Selon lui, cette structure unifiée permettrait de simplifier un millefeuille administratif souvent jugé trop lourd et peu lisible par les citoyens. Plus encore, elle permettrait de transférer des compétences décisionnelles essentielles directement des ministères parisiens vers le territoire réunionnais lui-même. Le président du mouvement et maire de Saint-Benoît, Patrice Selly, préconise la fusion du conseil départemental et du conseil régional au profit d’une assemblée unique. Cette transformation administrative vise à doter les élus locaux d’outils plus réactifs pour répondre aux urgences locales quotidiennes, qu’il s’agisse de la lutte contre la vie chère, du développement économique ou des politiques d’insertion, en évitant les longs circuits de validation par l’administration centrale.

La spécificité de l’organisation institutionnelle locale

Pour appréhender pleinement la portée de la proposition formulée par Patrice Selly, il convient de la replacer dans l’histoire institutionnelle spécifique des départements d’outre-mer. Contrairement à la Martinique, à la Guyane ou à Mayotte, qui ont déjà opéré leur transition vers une collectivité territoriale unique, La Réunion conserve une dualité d’assemblées avec un Conseil départemental et un Conseil régional siégeant de concert sur le même territoire. Cette architecture complexe découle historiquement du maintien de l’alinéa 5 de l’article 73 de la Constitution, communément appelé « l’amendement Virapoullé », qui interdit à La Réunion de procéder à des adaptations législatives autonomes. Cette revendication relance le débat historique sur l’évolution statutaire de l’île, restée fidèle au modèle de la bi-départementalisation contrairement à d’autres collectivités d’outre-mer. Les partisans d’une évolution, comme le parti Banian, considèrent ce statu quo comme un frein au développement de l’île, tandis que ses détracteurs y voient un rempart garantissant l’alignement républicain strict avec la métropole.

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Une dynamique de rentrée pour la gauche réunionnaise

Cette rentrée politique témoigne d’une effervescence globale au sein des forces de gauche à La Réunion. En écho direct au congrès de Banian à Sainte-Anne, une autre formation de gauche, le Progrès 974, menée par son président Harry Morel, organisait son meeting de rentrée le même jour à Saint-Joseph. Ce mouvement y a développé un programme axé sur l’ancrage territorial, le soutien à la ruralité et la valorisation de la production locale, illustrant une préoccupation partagée pour un développement axé sur les spécificités de l’île. Par ailleurs, le parti Banian a également profité de son assemblée pour prendre position sur des enjeux sociaux et administratifs d’actualité très sensibles. Les cadres du parti ont vivement contesté la nomination récente du nouveau directeur de la Caisse Générale de Sécurité Sociale (CGSS) de La Réunion, y voyant un manque de prise en compte des compétences locales disponibles sur le territoire réunionnais. Parallèlement à la mobilisation de Banian, d’autres forces de la gauche réunionnaise, à l’image du Progrès 974 réuni à Saint-Joseph, affichent leurs ambitions de décentralisation. Cette dynamique croisée des partis locaux souligne l’émergence d’un consensus progressif pour exiger de l’État un transfert de responsabilités accru vers les acteurs réunionnais.

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Écrit par
Julien Marchal

Couvre l'Assemblée nationale et le Sénat.

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