- Gérard Larcher (Les Républicains) a été réélu président du Sénat dès le premier tour avec 203 voix.
- Le sénateur des Yvelines entame un nouveau mandat de trois ans qui le mènera jusqu’en 2029 à la tête de la haute assemblée.
- Cette élection confirme l’alliance solide entre la droite et les centristes, dans un hémicycle marqué par l’arrivée d’un groupe d’extrême droite.
Un succès net dès le premier tour de scrutin

Le Palais du Luxembourg a reconduit son président sortant dès l’ouverture de la nouvelle session parlementaire. Gérard Larcher a obtenu 203 suffrages lors du vote à bulletin secret, dépassant largement la majorité absolue dès le premier tour. À 77 ans, le sénateur des Yvelines s’assure ainsi la présidence de l’institution jusqu’en 2029. Aux affaires depuis déjà quinze années cumulées au « plateau », l’élu membre du groupe Les Républicains entame son sixième mandat à la tête de la seconde chambre du Parlement français, salué par une ovation dans l’hémicycle à l’annonce des résultats.
Une majorité de droite et de centre confirmée au Plateau
L’issue de ce scrutin traduisait une configuration politique largement anticipée au sein de la haute assemblée. Le score réuni par Gérard Larcher repose sur le socle solide formé par la droite et l’Union centriste, complété par l’absence de candidature rivale au centre. Seule la gauche, minoritaire dans l’enceinte sénatoriale, a opposé une contestation formelle en présentant trois candidatures. Les députés du groupe macroniste ont choisi de ne pas aligner de candidat face au président sortant, tandis qu’une quarantaine de sénateurs ont déposé un bulletin blanc dans l’urne.
Le positionnement du nouveau groupe d’extrême droite
Cette rentrée parlementaire a été marquée par l’installation de quinze élus issus de l’alliance entre le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République. La formation d’extrême droite, réorganisée sous l’appellation d’Union nationale pour les territoires, a choisi de s’abstenir lors de ce vote. Sa présidente, Edwige Diaz, a justifié cette position en soulignant l’impossibilité mathématique pour son groupe de prétendre à la présidence. Ce début de session s’est par ailleurs déroulé dans un contexte délicat pour le mouvement lepéniste, confronté à la publication récente de révélations visant son président, Jordan Bardella.
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Un rôle revendiqué de contre-pouvoir et de régulateur
Prenant la parole à la tribune à l’issue de sa victoire, Gérard Larcher s’est engagé à préserver l’équilibre des débats et la représentation de toutes les sensibilités. Le président réélu a affirmé sa volonté de faire du Sénat un moteur du sursaut républicain face aux fragilités démocratiques actuelles. Dans une allocution attentivement suivie par l’ensemble des travées, le président de la chambre haute a ciblé les lourdeurs normatives qui entravent l’action publique. Il entend réaffirmer le rôle du Sénat comme un pilier de stabilité et un espace de liberté pour le travail législatif des trois prochaines années.