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vendredi 23 octobre 2026
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Saint-Affrique : la municipalité réduit les indemnités des élus face aux difficultés financières

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Saint-Affrique : la municipalité réduit les indemnités des élus face aux difficultés financières
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L’essentiel
  • Le maire de Saint-Affrique, Clément Carles, et ses adjoints ont voté une diminution de leurs indemnités de fonction.
  • La mesure permet de générer une économie de près de 21 000 euros par an pour la commune.
  • La municipalité justifie ce geste par une dette supérieure à 12 millions d’euros et une épargne nette négative.
  • L’opposition municipale, menée par l’ancien maire Sébastien David, s’est abstenue en contestant l’analyse budgétaire.

Une baisse des indemnités de fonction votée par l’exécutif local

Saint-Affrique : la municipalité réduit les indemnités des élus face aux difficultés financières

À Saint-Affrique, dans l’Aveyron, les questions budgétaires ont pris une tournure concrète lors de la séance du conseil municipal du mercredi 30 septembre 2026. La nouvelle majorité issue des urnes au printemps a soumis au vote une révision à la baisse des indemnités attribuées aux membres de l’exécutif. Le conseil municipal de Saint-Affrique a entériné une réduction significative du traitement des membres de l’exécutif local. Cette décision, applicable dès le 1er octobre 2026, modifie la délibération fixée lors du conseil d’installation du 1er avril précédent.

Dans le détail, la rémunération brute mensuelle du maire, Clément Carles, passe de 2 363,55 euros à 1 890,84 euros, soit une diminution de 20 %. Les indemnités perçues par les huit adjoints baissent de 898,15 euros à 709,06 euros mensuels. Les indemnités des sept conseillers municipaux délégués restent quant à elles fixées à 246,63 euros par mois. Alors que le groupe d’opposition composé des cinq élus de la liste de l’ancien maire Sébastien David avait voté contre les montants initiaux en avril, il s’est cette fois abstenu lors du vote sur la baisse.

Une situation financière jugée critique pour l’exercice 2026

La mesure est justifiée par la majorité municipale au regard de la dégradation des comptes de la commune. L’exécutif anticipe pour l’année 2026 un atterrissage financier difficile, marqué par une épargne nette fortement négative, indicateur clé mesurant la capacité d’une collectivité à investir sans s’endetter davantage. Avec une dette municipale dépassant les 12 millions d’euros, les capacités d’investissement de la commune se trouvent fortement limitées.

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Selon le diagnostic présenté par Clément Carles, la collectivité s’est appauvrie en euros constants au cours du mandat précédent, malgré des hausses de recettes fiscales et des dotations de l’État. Bien que la capacité de désendettement de la commune ne se situe pas dans une zone d’alerte critique, le remboursement du capital et des intérêts absorbe la majeure partie des marges financières. Cette situation rend délicate la concrétisation du plan de mandat promis aux administrés saint-affricains.

Une économie de 21 000 euros par an au nom de l’exemplarité

Pour faire face à ces contraintes budgétaires, le maire met en avant un devoir d’exemplarité des élus avant d’envisager des arbitrages plus larges. Cette mesure d’austérité interne vise à dégager environ 21 000 euros d’économies annuelles tout en posant un acte politique d’exemplarité. Clément Carles a rappelé que la demande d’efforts collectifs imposait à la direction municipale de commencer par sa propre gestion administrative.

Dans un contexte national de forte vigilance sur la dépense publique locale, la démarche s’inscrit dans une volonté d’assainissement progressif des finances communales. Même si le montant économisé reste restreint à l’échelle du budget global de la ville, l’exécutif entend signifier un changement de cap dans l’affectation des ressources publiques et la conduite des politiques de la ville.

L’opposition défend son bilan et conteste le diagnostic

La délibération a donné lieu à un débat ferme mais courtois entre la majorité, portée par le maire et son premier adjoint Jean-Luc Malet, et les conseillers d’opposition. Ces derniers ont qualifié la baisse des indemnités de « décision raisonnable », ce qui explique leur abstention plutôt qu’un vote défavorable. Tout en qualifiant la baisse de raisonnable, l’opposition municipale rejette fermement le diagnostic financier dressé par la nouvelle équipe.

Les élus de la précédente municipalité ont défendu le bilan de leur gestion passée, soutenant que les emprunts souscrits correspondaient à des investissements structurants et que les échéances de remboursement étaient connues et prévisibles. Ce débat reflète l’affrontement classique sur l’interprétation de l’héritage budgétaire lors d’une alternance politique locale.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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