- Le scrutin baptisé « Choisir 2027 » se déroulera en deux tours les 9-10 octobre et 16-17 octobre 2026.
- Huit candidats se disputent l’investiture, parmi lesquels le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.
- Le vote est ouvert aux adhérents ainsi qu’aux sympathisants s’acquittant d’une participation de 15 euros (tarif social à 10 euros).
Un scrutin de désignation pour la gauche sociale et démocrate

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les forces de la gauche modérée s’organisent pour présenter une candidature unique. Le Parti socialiste (PS), Place publique et la Gauche républicaine et socialiste (GRS) ont officialisé la tenue d’une primaire commune afin de départager leurs différents prétendants. Cette primaire, baptisée « Choisir 2027 », se déroulera à l’automne 2026, soit environ six mois avant le scrutin présidentiel national. Le premier tour de ce vote électronique est programmé du vendredi 9 octobre à 8 heures au samedi 10 octobre à 20 heures. Si aucun des candidats en lice ne parvient à réunir la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour de scrutin sera organisé la semaine suivante, du vendredi 16 octobre à 8 heures au samedi 17 octobre à 20 heures. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de structurer l’espace politique social-démocrate face aux autres blocs politiques.
Les règles de participation et les modalités du vote
Pour prendre part à cette désignation, les règles de participation ont été définies conjointement par les instances organisatrices. Le scrutin n’est pas réservé aux seuls militants encartés, mais s’adresse plus largement aux sympathisants de la gauche démocratique. Le corps électoral sera constitué des adhérents des partis participants ainsi que des citoyens inscrits sur une plateforme commune, moyennant une participation financière de 15 euros. Un tarif réduit dit « social » à 10 euros est également prévu pour garantir une plus large accessibilité. Pour participer au premier tour de scrutin, les électeurs doivent finaliser leur adhésion ou leur cotisation à l’Association de financement de la gauche socialiste et démocratique (AFDGS) avant le 5 octobre. Pour le second tour, la date limite de régularisation est fixée au 12 octobre.
Un cadre d’accès rigoureux pour les candidats à l’investiture
La validation des candidatures à cette primaire répond à un protocole strict sur lequel le Parti socialiste et Place publique se sont accordés le 25 août, rejoints ultérieurement par la Gauche républicaine et socialiste. Pour obtenir le droit de concourir, chaque postulant doit obligatoirement être membre de l’un des partis partenaires et présenter un seuil minimal de parrainages d’élus ou de cadres. Les règles imposent de recueillir soit les signatures de 15 membres titulaires du Conseil national du PS, soit de 10 parlementaires, de 50 maires répartis dans au moins trois régions, ou encore de 50 conseillers régionaux ou départementaux. La période officielle de dépôt et d’enregistrement des candidatures s’est étendue du 1er au 15 septembre, permettant ainsi de figer la liste officielle des prétendants à l’investiture présidentielle.
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Huit prétendants sur la ligne de départ pour l’Élysée
Au terme de la phase de dépôt des parrainages, huit personnalités politiques ont officiellement validé leur participation à la primaire. Parmi elles figure le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui a annoncé sa candidature fin août avec l’ambition de construire un large rassemblement incluant d’autres figures de gauche. Face à lui se dresse Raphaël Glucksmann, député européen et leader de Place publique, soutenu par l’écologiste Yannick Jadot. L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, tente également un retour au premier plan après avoir obtenu ses parrainages début septembre. Cette compétition interne rassemble des sensibilités diverses, du député Jérôme Guedj au représentant de la Gauche républicaine et socialiste Emmanuel Maurel, en passant par de plus jeunes élus. Philippe Brun, député de l’Eure, l’ancien secrétaire national du PS Fabien Verdier, et Maxime Legrand, président du Rassemblement de la Gauche Républicaine, complètent cette liste de candidats.
Ceux qui font le choix de l’extériorité
Malgré la volonté d’union affichée par les trois partis organisateurs, la démarche de la primaire ne fait pas l’unanimité au sein de l’ensemble de la gauche de gouvernement. Plusieurs personnalités de premier plan ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles refusaient de se soumettre à ce processus interne de sélection. L’ancien président de la République François Hollande a notamment refusé de participer à cette primaire, réservant sa décision quant à une éventuelle candidature directe à l’élection présidentielle de 2027. Cette défection illustre les tensions persistantes au sein de la famille sociale-démocrate quant à la stratégie à adopter pour aborder l’échéance présidentielle, entre volonté d’unité institutionnelle et initiatives individuelles en dehors des appareils partisans.