- Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que l’ancien président ne cherche pas à fédérer uniquement la gauche.
- Le député européen Raphaël Glucksmann est également ciblé pour ses positions sur la fiche de paie.
- La direction du parti refuse de s’aligner sur des propositions économiques jugées proches de la droite.
Les divergences stratégiques au sein de la gauche

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a publiquement exprimé ses réserves quant à la démarche politique de François Hollande. Selon le chef de file du PS, également engagé dans la course à la primaire de sa formation politique, l’ancien président de la République ne s’inscrit pas dans une dynamique de rassemblement de sa seule famille politique. Cette mise au point intervient dans un contexte de clarifications doctrinales nécessaires au sein de la gauche française face aux futures échéances électorales.
Une stratégie d’alliance jugée trop périphérique
Pour le premier secrétaire du parti de la rue de Solférino, l’ambition de l’ancien chef de l’État dépasse le cadre traditionnel de l’union des forces de gauche. En affirmant que François Hollande souhaite bâtir une coalition « beaucoup plus large », Olivier Faure marque une rupture nette avec cette vision d’ouverture vers le centre. La direction actuelle du parti privilégie en effet une union ancrée sur un programme de gauche clairement défini, plutôt qu’une alliance transpartisane élargie qui risquerait de diluer l’identité sociale-démocrate.
La critique de la ligne économique de Raphaël Glucksmann
Les critiques du dirigeant socialiste ne se limitent pas à l’ancien président de la République et visent également d’autres figures de l’espace de gauche. Olivier Faure qualifie ainsi d’erreur la position économique défendue par Raphaël Glucksmann concernant la revalorisation du pouvoir d’achat. Le député européen et fondateur de Place publique a récemment suggéré d’agir sur l’écart entre le salaire brut et le salaire net pour augmenter directement les revenus des travailleurs français.
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La préservation des cotisations et du modèle social
Aux yeux de la direction du Parti socialiste, cette proposition présente des risques majeurs pour le modèle de protection collective. En reprochant à Raphaël Glucksmann d’adopter des arguments traditionnellement portés par les formations libérales, Olivier Faure met en garde contre les conséquences d’un rapprochement entre net et brut. Selon lui, modifier cette structure revient à affaiblir les cotisations sociales, qui constituent le socle du financement de la sécurité sociale, de la santé et des retraites en France.