- Le Premier ministre Lê Minh Hùng a présenté les orientations stratégiques du gouvernement devant 95 cadres du Comité central du Parti.
- L’exécutif vietnamien vise une croissance économique à deux chiffres pour la période 2026-2031.
- La feuille de route s’articule autour de sept facteurs clés de gouvernance, intégrant la modernisation institutionnelle et la gestion par la donnée.
- Ce programme prépare la mise en œuvre des décisions du XIVe Congrès national pour atteindre les objectifs de développement de 2030 et 2045.
Un cap stratégique pour la période 2026-2031
À l’occasion de la deuxième session du programme de formation destiné aux cadres du XIVe mandat du Comité central du Parti communiste vietnamien, le chef du gouvernement a exposé les priorités de l’exécutif en matière de gestion publique. Organisée du 14 au 19 septembre à l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh en collaboration avec la Commission centrale de l’organisation, cette session rassemble un effectif de 95 participants. Le Premier ministre Lê Minh Hùng a exposé devant 95 cadres dirigeants la nécessité de consolider les capacités de gestion publique. Selon les orientations présentées au matin du 16 septembre, le XIVe Congrès national constitue une étape charnière pour le pays, ouvrant une phase de transformation en profondeur où l’efficacité administrative doit directement soutenir le développement économique.
Les ambitions économiques des échéances centenaires
La période quinquennale 2026-2031 est identifiée comme un socle déterminant pour concrétiser la feuille de route du pays à long terme. La trajectoire fixée prévoit deux étapes majeures : faire du Vietnam un pays en développement doté d’une industrie moderne et d’un revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030, avant d’accéder au statut de nation développée à haut revenu d’ici 2045. L’exécutif fixe l’atteinte d’une croissance économique à deux chiffres comme un impératif pour réussir la transition du pays. Pour franchir ce pallier, les autorités mettent l’accent sur la nécessité de lever les obstacles réglementaires et de mobiliser l’ensemble des ressources nationales et internationales au service de la production et de l’investissement.
Les sept piliers de la modernisation de l’État
Le cadre théorique et pratique présenté lors de la formation repose sur une structure en cinq volets allant des fondamentaux théoriques aux modalités concrètes d’exécution. Pour guider l’action ministérielle et administrative, sept facteurs essentiels ont été formellement identifiés par le Premier ministre. Il s’agit notamment de la capacité d’analyse et de prospective stratégique, de la qualité de la rédaction institutionnelle, de la coordination intersectorielle, de l’optimisation des ressources financières et humaines, du développement d’une gouvernance appuyée sur les données numériques, de la recherche du consensus social associé à la responsabilité de reddition de comptes, ainsi que du suivi rigoureux de l’application des décisions. La stratégie gouvernementale repose sur l’intégration des technologies de données et le renforcement du suivi institutionnel.
À lire aussi Brésil : le candidat Flávio Bolsonaro visé par une enquête pour corruption
Régulation et coordination territoriale
Depuis le début du mandat 2026-2031, l’exécutif cherche à réformer ses méthodes de direction pour correspondre aux conclusions fixées par le deuxième plénum du Comité central (Conclusion n°18-KL/TW). Si les données d’étape recueillies au cours des premiers mois de l’année 2026 apportent des bases de travail consolidées, elles mettent également en évidence le besoin d’accélérer les rythmes d’exécution au sein des ministères et des collectivités territoriales. Les résultats des premiers mois de l’année 2026 doivent servir d’appui pour accélérer l’exécution des résolutions politiques. Une application stricte des résolutions du XIVe Congrès est demandée à l’ensemble des échelons administratifs afin d’aligner l’action des secteurs publics sur ces objectifs de performance.