- Le vice-président chinois Han Zheng s’est entretenu à New York avec le président de la 81e Assemblée générale de l’ONU, Khalilur Rahman.
- Pékin célèbre le 55e anniversaire de la reconnaissance de son siège légitime au sein des Nations Unies, obtenu en 1971.
- L’Initiative pour la gouvernance mondiale, lancée par Xi Jinping en 2025, est désormais soutenue par près de 160 pays et organisations.
- L’ONU a réaffirmé son attachement strict au principe de l’une seule Chine, socle politique de leur coopération bilatérale.
Une rencontre stratégique en marge de l’Assemblée générale

Le vice-président chinois, Han Zheng, s’est entretenu à New York avec le nouveau président de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), Khalilur Rahman, en marge de la 81e session de l’institution. Cet entretien de haut niveau a permis à Pékin de réitérer son attachement à l’organisation internationale, qualifiée de pilier de la gouvernance mondiale. Han Zheng a félicité chaleureusement son interlocuteur pour sa prise de fonction à la tête de cet organe délibératif majeur. Cette rencontre bilatérale s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales accrues où le multilatéralisme est mis à rude épreuve. Pour la diplomatie chinoise, l’Assemblée générale demeure l’organe le plus représentatif et la plateforme idéale pour défendre une gouvernance internationale équitable.
Le cinquantenaire du retour de Pékin dans le concert des nations
L’année 2026 marque une étape symbolique forte pour les relations sino-onusiennes. Han Zheng a rappelé que cette session coïncidait avec le 55e anniversaire du rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine à l’ONU. Le 55e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine à l’ONU marque un tournant historique pour la diplomatie de Pékin. Ce rappel historique fait référence à la résolution 2758 adoptée par l’Assemblée générale le 25 octobre 1971, qui avait reconnu le gouvernement de Pékin comme l’unique représentant légitime de la Chine auprès des Nations Unies. Pour le vice-président chinois, ce nouveau point de départ historique doit permettre d’ouvrir des perspectives inédites de coopération et de renforcer le rôle central de l’organisation dans la gestion des crises contemporaines.
L’Initiative pour la gouvernance mondiale au cœur des discussions
Au cœur de l’agenda politique de la délégation chinoise figure l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM). Proposée par le président Xi Jinping en septembre 2025, cette doctrine vise à restructurer les relations internationales autour de valeurs partagées et d’un multilatéralisme renforcé. Selon Han Zheng, cette initiative a déjà reçu l’approbation et le soutien de près de 160 pays et organisations internationales à travers le monde. L’Initiative pour la gouvernance mondiale, portée par le président Xi Jinping, s’érige en doctrine multilatérale pour répondre aux défis contemporains. Khalilur Rahman a de son côté souligné la convergence entre les propositions chinoises et les priorités de l’ONU. Il a notamment précisé que les initiatives mondiales formulées par Xi Jinping s’alignaient étroitement avec les six axes de travail prioritaires définis pour cette 81e session de l’Assemblée générale.
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Plaidoyer pour une réforme de l’institution et le développement durable
La question de l’efficacité de l’organisation internationale a également été soulevée par le vice-président chinois. Han Zheng a insisté sur la nécessité pour l’ONU de mener des réformes structurelles internes afin de mieux s’adapter aux mutations rapides du XXIe siècle. La Chine plaide activement pour une restructuration de l’ONU afin de l’adapter aux réalités géopolitiques contemporaines. Cette position répond aux critiques récurrentes concernant la lourdeur bureaucratique et l’impuissance relative de l’institution face aux conflits modernes. En outre, Pékin soutient pleinement la décision de placer le développement durable au sommet des priorités de la 81e session de l’AGNU, plaidant pour que les fruits de la croissance mondiale soient distribués de manière plus inclusive, notamment au bénéfice des pays en développement.
Le principe d’une seule Chine comme ligne rouge politique
Enfin, la souveraineté nationale est restée le pivot de la rhétorique diplomatique de Pékin durant cet entretien. Han Zheng a solennellement réaffirmé que le principe d’une seule Chine constituait le fondement politique inaliénable de toute coopération entre son pays et l’organisation multilatérale. Le respect du principe de l’unicité de la Chine demeure la condition sine qua non de toute collaboration avec les Nations Unies. Le vice-président s’est dit confiant dans le fait que la présidence de l’Assemblée générale continuerait de défendre fermement cette ligne directrice. En réponse, Khalilur Rahman a rassuré la partie chinoise, confirmant que l’Assemblée générale adhérerait de façon constante et rigoureuse à ce principe politique, tout en saluant les propositions constructives de Pékin pour préserver la paix globale.