- Le scrutin du 27 septembre concernera le renouvellement de près de la moitié des sénateurs de la région Centre-Val de Loire.
- Les Républicains (LR) sont particulièrement exposés puisqu’ils détiennent actuellement six des sept sièges remis en jeu.
- Le renouvellement implique les départements de l’Eure-et-Loir, du Cher et de l’Indre, marqués par des situations locales contrastées.
Un renouvellement partiel aux forts enjeux locaux et nationaux

Le dimanche 27 septembre, les grands électeurs de trois départements de la région Centre-Val de Loire · le Cher, l’Indre et l’Eure-et-Loir · sont appelés aux urnes pour désigner leurs représentants au Palais du Luxembourg. Ce scrutin s’inscrit dans le cadre du renouvellement triennal par moitié de la chambre haute du Parlement, dont les membres effectuent un mandat de six ans. Sur les quinze sénateurs que compte la région, sept sièges sont aujourd’hui remis en jeu, constituant un test d’envergure pour la droite républicaine locale. Le renouvellement de ces sept sièges sénatoriaux s’effectue dans un contexte où le Sénat s’affirme comme un contre-pouvoir clé, chargé d’évaluer des politiques publiques dont il a récemment souligné que seules 65 % des lois votées en 2021-2022 étaient pleinement appliquées. Contrairement aux députés de l’Assemblée nationale, qui peuvent faire l’objet d’une dissolution par le président de la République, les sénateurs bénéficient d’un statut qui garantit la continuité et la stabilité des institutions françaises.
En Eure-et-Loir, la droite sortante se présente en ordre dispersé
Dans le département de l’Eure-et-Loir, les trois sénateurs sortants issus des Républicains (LR) sollicitent à nouveau les suffrages des grands électeurs, mais sous des bannières différentes. Daniel Gueret et Chantal Deseyne ont choisi d’unir leurs forces sur une liste commune baptisée « L’union des territoires d’Eure-et-Loir ». À l’inverse, Albéric de Montgolfier conduit une liste distincte intitulée « Une équipe pour l’Eure-et-Loir : le choix de l’efficacité ! ». En Eure-et-Loir, la droite républicaine remet en jeu ses trois sièges face à des oppositions de gauche et de droite nationale qui tentent de s’imposer malgré des perspectives arithmétiques complexes. À gauche, le Nouveau Front Populaire est représenté par Eugénie Morel (La France Insoumise), tandis que le Rassemblement national aligne le député européen et ancien préfet Christophe Bay. Quatre autres listes de diverses sensibilités · des écologistes menés par Estelle Cochard aux communistes de Gisèle Quérité, en passant par les socialistes de Michèle Bonthoux et les centristes de Xavier Nicolas · complètent ce paysage électoral fragmenté.
Le Cher face à une transition intégrale de sa représentation
La situation dans le département du Cher se caractérise par un renouvellement complet des figures politiques sortantes. Rémy Pointereau (LR), siégeant au Palais du Luxembourg depuis 2005, a officiellement décidé de passer la main, tout comme Marie-Pierre Richer (Divers droite), qui avait accédé au Sénat en 2019 avant d’être élue en 2020. Le département du Cher s’apprête à renouveler intégralement sa représentation sénatoriale, ouvrant la voie à une compétition ouverte où dix candidats se disputent les deux sièges vacants. Parmi les prétendants, la candidature du député de la troisième circonscription, Loïc Kervran (Horizons), retient l’attention. Face à lui, la droite cherche à maintenir son hégémonie avec Laurence Renier, présidente de l’association des maires du Cher, et Samir Rhimini. Les forces de gauche et d’opposition se déploient également avec les candidatures de Philippe Fournié (Socialiste), Thibault Lhonneur (LFI), Marie-Christine Baudouin (PC) et Ugo Iannuzzi (RN), aux côtés de profils du centre et divers droite comme Olivier Béatrix, Luc Colombier ou Pierre Grosjean.
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Dans l’Indre, des dynamiques internes contrastées pour la majorité sénatoriale
Le département de l’Indre présente une configuration différente, où les deux sénatrices sortantes du parti Les Républicains briguent à nouveau leur propre succession. Cependant, leurs situations politiques locales divergent sensiblement à la veille du scrutin. Nadine Bellurot, ancienne maire de Reuilly, aborde cette échéance électorale en position de force, bénéficiant du soutien unanime de sa famille politique. À l’inverse, Frédérique Gerbaud doit composer avec un contexte plus complexe, marqué par des relations notoirement difficiles avec le maire de Châteauroux, Gil Avérous (LR). Les deux sénatrices sortantes de l’Indre tentent de préserver l’ancrage territorial de leur parti face à des candidatures de gauche et du centre bien décidées à bousculer la donne locale. Pour contrecarrer les plans de la droite républicaine, six autres candidats se sont déclarés dans le département, parmi lesquels le maire socialiste d’Éguzon, François Avisseau, le conseiller départemental centriste Régis Blanchet, ainsi que le divers droite Gaëtan Boué.