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lundi 14 septembre 2026
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Sondage présidentiel de septembre 2026 : les intentions de vote mesurées par Ipsos

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Sondage présidentiel de septembre 2026 : les intentions de vote mesurées par Ipsos
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L’essentiel
  • À sept mois de l’échéance, une enquête d’Ipsos bva-CESI révèle une solide assise pour Marine Le Pen, créditée de 33 % à 35 % des intentions de vote au premier tour.
  • Derrière la candidate du Rassemblement National, la concurrence reste fragmentée avec Édouard Philippe entre 14 % et 21 % et Jean-Luc Mélenchon entre 15,5 % et 17 %.
  • Le climat social s’avère particulièrement morose, 74 % des Français anticipant une détérioration de la situation du pays dans les mois à venir.

Un climat d’opinion dominé par la morosité et l’inquiétude

Sondage présidentiel de septembre 2026 : les intentions de vote mesurées par Ipsos

À l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, le paysage politique français s’inscrit dans un contexte social particulièrement lourd. Selon la troisième vague de l’Enquête Électorale Française, réalisée en septembre 2026 par l’institut Ipsos bva-CESI pour le CEVIPOF, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne, l’état d’esprit des citoyens s’avère profondément marqué par la morosité. Les sentiments négatifs prédominent largement, l’inquiétude étant citée par 59 % des personnes interrogées, suivie de près par l’incertitude à 51 % et la colère à 30 %. À l’inverse, les perspectives positives s’avèrent extrêmement minoritaires : seuls 17 % des sondés évoquent l’espoir et à peine 9 % expriment de la confiance. L’enquête électorale met en lumière un pessimisme aigu partagé par une écrasante majorité de la population, puisque 74 % des Français anticipent une détérioration de la situation nationale dans les prochains mois, contre seulement 4 % qui espèrent une amélioration. Cette vague de découragement traverse tout l’échiquier politique. Si les partisans du bloc central se montrent légèrement plus modérés, 60 % d’entre eux s’attendent néanmoins à un déclin. Ce taux atteint des sommets chez les sympathisants de La France Insoumise (73 %), du Rassemblement National (82 %) et culmine à 88 % chez les proches de Reconquête.

Une forte attente de changement et une mobilisation solide

Paradoxalement, cette atmosphère de désenchantement ne produit pas de détachement vis-à-vis de l’élection présidentielle à venir. L’intérêt pour ce rendez-vous démocratique reste particulièrement vif, avec 75 % de citoyens affirmant s’intéresser au scrutin de 2027. Ce niveau d’attention dépasse légèrement les données collectées par l’institut à la même période avant les scrutins de 2016 et de 2021. De plus, la volonté de transformation radicale s’avère prépondérante : 71 % des électeurs déclarent attendre de cette élection un véritable changement politique et social, tandis que seulement 29 % privilégient une dynamique d’apaisement national. Ce désir profond de rupture politique et sociale maintient une forte projection de participation électorale à sept mois du vote. L’intention de se rendre aux urnes s’établit ainsi à 67 % d’inscrits affirmant être certains d’aller voter, un score nettement plus élevé qu’en octobre 2021 et équivalent à celui observé en septembre 2016, au début de la campagne ayant mené à l’élection d’Emmanuel Macron. Cette exigence de renouveau est portée avec une vigueur particulière par les électorats contestataires, notamment les sympathisants du Rassemblement National, de Reconquête et, dans une moindre mesure, de la gauche radicale.

Marine Le Pen solidement installée en tête des intentions de vote

Sur le plan des rapports de force électoraux, les données confirment une dynamique déjà observée lors des scrutins législatifs de 2022 et 2024 : l’ancrage solide de l’extrême droite au premier tour. Marine Le Pen se détache nettement de la concurrence, oscillant selon les différents scénarios mis à l’épreuve entre 33 % et 35 % des intentions de vote exprimées. Cette assise électorale lui permet de distancer l’ensemble de ses adversaires potentiels avec une marge substantielle. Dans toutes les configurations testées, la chef de file des députés RN s’impose comme la force centrale du premier tour, consolidant un bloc de droite radicale qui pèse lourdement sur l’orientation de la campagne. L’ancienne candidate à la présidence bénéficie notamment d’une très forte fidélisation de ses électeurs et capte l’essentiel du mécontentement social exprimé dans l’enquête, en particulier au sein des classes d’âge intermédiaires de la population active.

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Un paysage politique morcelé et des clivages générationnels marqués

Face à cette hégémonie à l’extrême droite, le reste de l’échiquier politique français apparaît profondément fragmenté, sans qu’aucune figure alternative ne parvienne à se détacher nettement pour s’assurer une qualification au second tour. Au sein du bloc central, Édouard Philippe obtient des scores variant de 14 % à 21 % selon les configurations d’alliances, tandis que Gabriel Attal est plus nettement distancé, oscillant entre 6 % et 15,5 % des voix. À droite, Bruno Retailleau peine à s’imposer avec des intentions de vote comprises entre 7 % et 10,5 %. À gauche, la division persiste également. Jean-Luc Mélenchon capte entre 15,5 % et 17 % des intentions de vote globales, mais confirme son influence déterminante sur les plus jeunes, atteignant notamment 41 % de soutien chez les moins de 25 ans dans le scénario où Raphaël Glucksmann (crédité globalement d’un score de 11,5 % à 13,5 %) représente l’alliance PS-Place Publique et où Édouard Philippe incarne l’unique candidature du bloc central. Derrière la candidate du Rassemblement National, la dispersion des voix entre le centre, la gauche et la droite traditionnelle reste majeure, compliquant l’émergence d’un duel stabilisé pour le second tour. Cette sociologie électorale, marquée par des clivages générationnels aigus, montre que la structuration politique issue des dernières années demeure extrêmement stable mais profondément polarisée.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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