- Le scrutin du 27 septembre 2026 permettra de renouveler 178 sièges au Sénat, soit la moitié de la Haute Assemblée.
- Un total provisoire de 1 681 candidats a été enregistré par le ministère de l’Intérieur, en baisse de 189 prétendants par rapport au renouvellement de 2020.
- La part des femmes s’élève à 46,16 % des candidatures, pour un âge moyen des prétendants établi à 54 ans et 11 mois.
Organisation du scrutin et territoires concernés par la série 2

Le Palais du Luxembourg s’apprête à renouveler la moitié de ses membres dans le cadre de son calendrier institutionnel triennal. Le dimanche 27 septembre 2026, le corps électoral sera appelé à pourvoir une part déterminante de la représentation parlementaire. Le renouvellement partiel concerne 178 sièges répartis sur une grande partie du territoire national et des collectivités d’outre-mer. Ce scrutin concerne la série 2, qui englobe les départements métropolitains allant de l’Ain (01) à l’Indre (36), ainsi que du Bas-Rhin (67) au Territoire de Belfort (90), à l’exclusion des territoires de la région Île-de-France. Outre-mer, la consultation s’organise en Guyane, à Wallis-et-Futuna, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin ainsi qu’en Polynésie française. La représentation des Français établis hors de France est également renouvelée pour moitié, soit six sièges concernés.
Une baisse mesurée du nombre de candidatures enregistrées
L’administration centrale a établi un premier bilan quantitatif des forces en présence à l’issue de la période de dépôt des dossiers. Avec 1 681 candidatures enregistrées, le nombre de prétendants accuse une baisse de 189 candidats par rapport au scrutin équivalent de 2020. Arrêtés au 11 septembre 2026 à 18 heures, ces volumes arrêtés par les services de l’État demeurent toutefois provisoires. Des ajustements minimes restent possibles en fonction du traitement final des derniers enregistrements acheminés depuis les collectivités ultra-marines. Le cadre légal impose la déclaration officielle des candidatures en préfecture ou auprès des services compétents afin de garantir la régularité des bulletins soumis aux électeurs.
Parité et profil démographique des prétendants au siège sénatorial
L’analyse des déclarations déposées apporte un éclairage précis sur la sociologie des prétendants à la Haute Assemblée. Les candidatures féminines représentent 46,16 % de l’ensemble des candidats enregistrés à la clôture provisoire des listes. Concrètement, 776 femmes figurent parmi les 1 681 candidats recensés sur l’ensemble des circonscriptions concernées. Le dispositif légal encadrant le scrutin impose une règle stricte d’alternance et de composition des duos : le candidat titulaire et son suppléant doivent obligatoirement être de sexe opposé. Concernant la pyramide des âges, la moyenne fixée pour l’ensemble des prétendants s’établit à 54 ans et 11 mois.
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Modalités de désignation et fonctionnement du collège électoral
À la différence des députés élus au suffrage universel direct par l’ensemble des citoyens, les membres du Sénat sont désignés par un corps électoral spécialisé. L’élection des sénateurs repose sur un suffrage universel indirect confié à un collège de grands électeurs territoriaux. Ce collège réunit principalement des délégués des conseils municipaux, qui en constituent la très grande majorité, aux côtés des conseillers départementaux, des conseillers régionaux et des députés de chaque circonscription. Le mode de scrutin applique selon la taille des départements soit le système uninominal à deux tours pour les circonscriptions désignant un ou deux sénateurs, soit la représentation proportionnelle au scrutin de liste pour celles qui en élisent trois ou plus.