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dimanche 4 octobre 2026
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Tunisie : la justice ordonne la suspension du congrès du Parti destourien libre

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Tunisie : la justice ordonne la suspension du congrès du Parti destourien libre
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L’essentiel
  • La chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis a ordonné, le vendredi 2 octobre, l’arrêt des travaux du congrès du parti.
  • La décision de justice intervient à la veille de l’événement, baptisé « Congrès de la fidélité », programmé pour les 3 et 4 octobre.
  • La procédure a été engagée par Samira Saïhi, membre du bureau politique du parti, révélant des dissensions internes majeures.
  • Le congrès devait acter le renouvellement des instances dirigeantes et valider la candidature d’Abir Moussi à la présidence de la formation.

Un coup d’arrêt judiciaire à la veille de l’échéance

La vie interne du Parti destourien libre (PDL) subit une brusque déstabilisation sur le plan juridique. Saisie en urgence, la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis a rendu une ordonnance contraignante le vendredi 2 octobre en soirée. Cette décision impose l’arrêt immédiat de l’ensemble des préparatifs et des travaux liés au congrès national de la formation d’opposition. La justice tunisienne a ainsi prononcé la suspension de cet événement politique majeur à seulement quelques heures de son ouverture officielle. Cette procédure d’urgence, par nature exécutoire, vient bouleverser le calendrier d’une formation politique qui s’apprêtait à réunir ses cadres et militants pour un rendez-vous hautement stratégique.

Une fronde interne menée au sein du bureau politique

L’origine de cette décision de justice ne provient pas d’adversaires extérieurs, mais d’une contestation interne portée au plus haut niveau de l’appareil partisan. La procédure a en effet été introduite par Samira Saïhi, elle-même membre du bureau politique du PDL. Cette dernière a choisi de saisir la justice afin d’obtenir l’interruption du processus, contestant les modalités d’organisation retenues par la direction. Lors de l’audience, les avocats représentant le parti ont tenté d’obtenir un report de l’examen de l’affaire, invoquant la nécessité de disposer d’un délai suffisant pour étudier le dossier et structurer leur défense. L’avocat de la requérante a toutefois maintenu sa demande d’arrêt immédiat pour empêcher la tenue des réunions prévues le week-end. C’est cette requête en référé, initiée par une figure de la direction du parti, qui a conduit le juge à bloquer l’événement.

Les ambitions contrariées du « Congrès de la fidélité »

Le calendrier donne à cette décision une portée politique considérable pour l’avenir de la structure partisane. Baptisé « Congrès de la fidélité », ce rassemblement devait débuter le samedi 3 octobre au matin et s’étendre sur deux journées. L’enjeu principal de ces assises résidait dans le renouvellement complet des instances de direction de l’organisation. Ce processus de restructuration devait également valider la candidature d’Abir Moussi à la présidence du PDL, une candidature qui avait été officiellement approuvée par le bureau politique le 23 septembre précédent. Le congrès national devait sceller la réorganisation interne du mouvement et confirmer Abir Moussi à la tête du Parti destourien libre. La décision de la chambre des référés gèle l’ensemble de cette transition interne jusqu’à nouvel ordre.

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L’aboutissement de vifs différends méthodologiques

L’intervention du juge des référés constitue le point culminant de plusieurs jours de vives tensions entourant la préparation de l’événement. Des discussions intenses et des désaccords profonds s’étaient manifestés au cours des semaines précédentes quant aux modalités de déroulement et aux règles statutaires appliquées pour ce congrès. La décision d’externaliser le conflit devant les tribunaux tunisiens témoigne d’une rupture du dialogue interne au sein des instances dirigeantes du parti. Cette décision judiciaire couronne plusieurs journées de contestations internes portant sur les règles de gouvernance du mouvement. Pour le PDL, l’obligation de suspendre les travaux ouvre une période d’incertitude quant à sa capacité à mener à bien sa réorganisation dans le respect de ses propres statuts et des exigences légales.

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Écrit par
Claire Vasseur

Suit l'exécutif et les arbitrages de Matignon.

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